Enseignante de profession, Mme Lalande s’implique dans la politique municipale depuis 14 ans. Elle a œuvré deux ans comme conseillère puis douze ans comme maire. «Mes deux priorités sont les jeunes et les personnes âgées», précise-t-elle. Selon elle, les enfants ont besoin d’une école et de structures pour s’épanouir. D’ailleurs, la municipalité de Plaisance a embauché un responsable des loisirs lors du dernier mandat.
Mme Lalande s’oppose fermement à la fermeture d’une école dans une municipalité. «Je me battrais jusqu’au bout, car la fermeture d’une école signifie la mort d’un village.»
La maire de Plaisance se préoccupe aussi des aînés. «Ce sont des gens qui ne sont pas habitués à demander des choses. Par contre, il faut s’assurer de répondre à leurs besoins pour qu’ils restent chez nous et ne soient pas malheureux.»
Parmi les fiertés de Mme Lalande, on retrouve le Parc national à Plaisance, le seul en Outaouais, toutes les subventions obtenues pour la municipalité et le projet Le Monarque. «Cette maison de soins palliatifs permettra à des gens de terminer leur vie entourés de tendresse et de personnes aimées», explique la maire.
Selon elle, le conseil municipal de Plaisance devra se concentrer sur quatre projets lors du prochain mandat : l’arrivée de l’autoroute 50, l’embellissement de la rue Principale, la finalisation des limites du Parc national et l’annexion des Presqu’îles.
Plaisance parraine aussi le projet pilote du programme d’exemption de taxes pour les agriculteurs.
Mme Lalande s’implique beaucoup dans la politique régionale. Elle occupe le poste de préfet de la MRC de Papineau depuis 2002. Elle est également présidente de la Conférence régionale des élus de l’Outauais.
Selon elle, deux projets majeurs attendent la MRC, dont le transport collectif. «Il est important d’offrir un service de transport à nos citoyens», mentionne-t-elle. Les matières résiduelles se trouvent au 2e rang. Elle siège d’ailleurs au conseil d’administration de Tricentris.
Elle est aussi présidente du Réseau Biblio de l’Outaouais. «Selon moi, les petites municipalités ne peuvent pas se passer de ce service, car c’est parfois le seul contact avec la culture.»
Mme Lalande s’implique aussi au conseil d’administration de la Fédération des municipalités du Québec.
Même avec toutes ces implications, Mme Lalande reste avant tout maire de Plaisance. «Je crois qu’on ne peut pas vivre en silo. On fait partie d’une région et on ne peut pas se refermer sur soi, sinon nous aurons de la misère à prendre de l’expansion. Nous devons nous intégrer à notre région. D’ailleurs, plusieurs subventions proviennent de l’Outaouais.»
Chaque matin, Mme Lalande marche dans les rues de la municipalité et en profite pour discuter avec les Plaisanciens. «Mon premier rôle, c’est d’être maire de Plaisance et je l’assume pleinement.»
Elle souhaite poursuivre sa carrière en politique municipale. Le provincial ne l’intéresse pas. «Les petites municipalités m’attirent, car tu es près des gens. J’aime connaître tout le monde de ma communauté. Pour moi, la proximité est très importante.»
Pour son prochain mandat, Mme Lalande s’engage à se battre tous les jours pour ses citoyens pour leur donner une meilleure qualité de vie et répondre à leurs besoins.
Politique municipale rime avec proximité pour Paulette Lalande
«J’aime me retrouver près des gens et répondre directement à leurs besoins», affirme la maire de Plaisance, Paulette Lalande.
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