Une 18e marche qui a du chien!

Antony Da Silva-Casimiro
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Plus de 200 marcheurs ont pris part dimanche après-midi à la 18e marche des quatre pattes organisée par la Société pour la prévention de la cruauté faite aux animaux (SPCA) de l’Outaouais.Plus de 200 marcheurs ont pris part dimanche après-midi à la 18e marche des quatre pattes organisée par la Société pour la prévention de la cruauté faite aux animaux (SPCA) de l’Outaouais.

La 18e marche des quatre pattes a eu lieu dimanche aux alentours de midi trente.

Au total, plus de 28 000$ ont été récoltés, soit plus du double de la somme de l’an dernier (13 000$).

Le départ a eu lieu devant les locaux de l’organisme situés sur la rue Varennes dans le secteur de Gatineau. Les participants se sont rendus jusqu’aux terrains de soccer Ernest-Gaboury, là où des activités familiales les attendaient.

«Depuis deux ans, on a fait un tournant familial. On organise des activités pour tous les âges. C’est aussi devenu comme un happening. Les gens adoptent à la SPCA et viennent se rencontrer aussi. On agrémente la journée avec des concours loufoques», mentionne Karine Dunnigan, directrice adjointe de la SPCA de l’Outaouais.

Elle fait mention des plus beaux costumes ou encore des ressemblances entre maître et chien. Même que depuis 2010, un homme participe à la marche en y amenant son chat. «C’est vraiment plus qu’une simple marche», ajoute l’organisatrice de l’événement.

Tous les profits amassés vont aux soins des animaux. L’organisme régional investira l’argent amassé de sa plus importante activité de financement dans la modernisation du matériel de la salle de chirurgie. Des sous serviront aussi à la modification du confort.

La marche des quatre pattes a pour mission de sensibiliser les gens à la stérilisation pour éviter la surpopulation. «On en parle, mais on ne veut pas être moralisateur. Les gens sont ici pour s’amuser avant tout.»

Surpopulation et abandons d’animaux domestiques

À travers la province et même en Ontario, la population animale augmente à une vitesse fulgurante. La région de l’Outaouais n’y échappe malheureusement pas.

Depuis deux ans, le taux de natalité chez les chiens a bondi en flèche avec une hausse de 40%. Pour ce qui est des chats, les statistiques démontrent une augmentation exponentielle.

La directrice adjointe affirme que la SPCA de l’Outaouais a reçu 1000 chiens et chats de plus en 2011 et que si la tendance se maintient, elle pourrait en avoir 1500 de plus que l’an dernier. «Il y a beaucoup de bébés. C’est phénoménal. On parle avec les autres refuges pour qu’ils nous dépannent, mais ils débordent aussi.»

Ils doivent donc s’occuper des animaux sans obtenir de fonds et de ressources supplémentaires. Même qu’à l’occasion, ils n’ont pas connaissance de leur historique médical.

«Les gens ne prennent pas conscience. Plus souvent qu’autrement, ils abandonnent l’animal. Ils voient qu’elle aura une portée et au lieu de débourser les frais, ils nous les donnent près de la porte avant qu’on arrive le matin», a-t-elle fait part à La Revue.

Des frais de 30$ sont obligatoires lorsqu’un propriétaire veut laisser la responsabilité à la SPCA. Plus souvent qu’autrement, ce sont des chiots et des chatons qui sont laissés à eux-mêmes. «C’est pour cette raison qu’on veut sensibiliser la population à stériliser leurs animaux.»

Organisations: SPCA

Lieux géographiques: Rue Varennes, Secteur de Gatineau, Ontario La Revue

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