Un 4e défilé peint de rose et de rêves!

Antony Da Silva-Casimiro
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Monique Bourassa avait fondé de grands espoirs dans les Rêves de Monique il y a quatre ans. La fondatrice et présidente de l’événement ne se trompe pas quand elle déclare que ce défilé de mode est une réussite.

Des survivantes, des médecins et des membres de familles ont été chouchoutés samedi dans le cadre des Rêves de Monique.

Pour une quatrième année, les Rêves de Monique se sont déroulés à la Maison de la culture où plus de 70 mannequins ont défilé sous les yeux d’une salle comble. Cette activité de financement se veut aussi une journée spéciale autant pour les survivantes du cancer du sein que pour les membres de son entourage.

Habillées et coiffées encore une fois par le salon Volt, les mannequins ont eu le droit à une journée remplie de bienfaits. «C’est important de leur donner cette journée pour qu’elles se sentent belles. Ce n’est pas parce qu’elles ont eu un cancer qu’elles n’ont pas le droit d’être mannequin», indique l’organisatrice de l’événement.

«C’est une journée de rêve pour tout le monde, spécifie-t-elle. En plus d’être des ambassadrices, elles peuvent réaliser un rêve.» Certains de ces femmes se retrouvaient au sein du calendrier annuel FACE, qui a été lancé lors de la soirée, mettant en vedette 365 survivantes et des femmes atteintes du cancer du sein.

L’objectif est d’amasser des sous pour pouvoir acheter des camisoles post-chirurgicales. Ces vêtements sont adaptés totalement aux combattantes du cancer du sein, qui leur permet de l’enfiler par les jambes afin de diminuer l’effort physique. L’an dernier, la somme de 56 000$ avait été récoltée et les Rêves de Monique avaient distribué 250 camisoles.

En plus d’envoyer l’argent au centre de cancérologie de Gatineau, l’organisation veut mettre la main sur un appareil linéaire en radiologie coûtant 600 000$. Avec cette technologie dans la région, les femmes de la Haute-Gatineau, de la Petite-Nation et de l’Abitibi n’auraient plus à se déplacer jusqu’à Montréal pour effectuer des tests.

«On est le quatrième hôpital au Québec. Selon moi, on mérite cet appareil. La plupart du temps, les femmes doivent coucher dans un hôtel, loin de leur famille et malade pour pouvoir passer des examens. Ici, elles n’auront pas à le faire», ajoute Mme Bourassa.

C’est pour ces raisons qu’elle a décidé de créer cette activité de financement en 2009. En 1998, elle a été atteinte du cancer et elle avait été bien traité. Elle s’est dit «qu’il fallait faire quelque chose pour traiter les personnes ici».

Au moment de mettre sous presse, le montant n’avait pas encore été dévoilé, mais sans gêne, la fondatrice de l’événement confirmait en matinée qu’il avait «largement dépassé» celui de l’an dernier.

Monique Bourassa et toutes les survivantes du cancer du sein n’ont pas fini de rêver, puisque la salle Odyssée a déjà été réservée pour les deux prochaines années. La principale intéressée espère d’ailleurs pouvoir récolter en 2014 la somme nécessaire pour obtenir l’appareil radiographique dispendieux.

Lieux géographiques: Gatineau, Abitibi, Montréal Québec

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