Une histoire d’amour plus forte que la maladie

Antony Da Silva-Casimiro
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Malgré qu’aucun scénariste ne risque de reprendre leur histoire pour en faire un film d’amour, les deux tourtereaux octogénaires auraient leur place à côté des long-métrages hollywoodiens.

Thérèse et Hector sont toujours amoureux, six décennies plus tard.

Hector Hotte et sa femme Thérèse, 88 et 84 ans respectivement, célébreront leur 64e anniversaire de mariage le 11 novembre prochain. «Le jour de l’Armistice», note fièrement la femme.

Il faut dire que les deux amoureux ont traversé de rudes épreuves ces dernières années. Rencontré au parc du Lac-Leamy dans le cadre de la Grande randonnée Parkinson, région de l’Outaouais, le couple y participe depuis le tout début. Hector est atteint de la maladie du Parkinson depuis environ une vingtaine d’années.

«Notre vie a changé, c’est sûr. On était un couple très social. On faisait beaucoup pour la communauté. On faisait du bénévolat, on allait jouer au bridge ou aux quilles. Aujourd'hui, on ne fait plus beaucoup d’activités», a indiqué Thérèse.

Pour remédier à la situation, elle invite cependant les membres de son entourage à venir faire un tour dans sa maison. Selon elle, il y a toujours une solution à tout. C’est aussi pour cette raison qu’elle a décidé de ne pas quitter son mari, malgré la maladie.

«C’est sûr qu’il y a des jours où ce n’est pas facile et que je suis découragée. Mais le lendemain, je reprends le bateau. Malgré tout, je ne changerais pas ma vie. On en a vu des gens mourir, mais nous, on est toujours debout.»

Son mari n’est pas seulement atteint du Parkinson, mais souffre aussi de diabète. Chaque matin et chaque nuit, un préposé vient l’aider à se préparer. Elle admet que la vie est difficile, mais pas autant que si elle devait être éloignée de son mari.

«Il m’a demandé de le placer plusieurs fois, mais je n’en suis pas capable. Je lui ai dit d’attendre encore une ou deux années et j’irais m’installer avec lui. Je ne veux pas avoir à me séparer de mon mari», a-t-elle mentionné avant d’ajouter que la force de leur amour leur avait permis de passer à travers plusieurs étapes.

«C’est sûr qu’il y a des jours où ce n’est pas facile et que je suis découragé. Mais le lendemain, je reprends le bateau. Malgré tout, je ne changerais pas ma vie. On en a vu des gens mourir, mais nous, on est toujours debout» Thérèse Hotte

Une histoire de famille

La maladie du Parkinson ne touche pas seulement Hector dans la famille des Hottes. On peut aussi le remarquer à travers d’autres membres, liés par le sang ou par alliance.

«Philippe, le gendre de ma fille Francine, l’a aussi. Et on avait une cousine qui avait le Parkinson. Ils font des recherches sur notre famille. Peut-être qu’il y aura des résultats positifs», a dit la mère de huit enfants et de plusieurs petits-enfants et arrières-petits-enfants.

Pour ce qui est de la cousine atteinte de la maladie, elle est morte à l’âge de 52 ans après avoir suivi deux opérations infructueuses au cerveau. À ce moment, c’étaient les premiers tests effectués, mais les résultats ne sont pas sortis tels que souhaités. Elle marchait seulement à reculons et ensuite, elle ne pouvait plus se déplacer adéquatement.

La famille Hotte participe depuis plus de dix ans à cette marche en Outaouais. Habitant de l’autre côté de la rivière, elle avait l’habitude de prendre part à la marche à Ottawa. Elle est aujourd’hui l’un des plus gros contributeurs, récoltant en moyenne pas moins de 1500$ par année.

Au total, la région de l’Outaouais a amassé plus de 7000$. Malgré qu’elle n’ait pas dépassé le montant désiré, elle demeure fière du résultat final, puisque tous les profits iront pour la recherche. La Grande randonnée Parkinson se passe simultanément à travers le pays dans plus de 90 villes différentes.

Lieux géographiques: Parc du Lac-Leamy, Ottawa, La Grande

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