L’ATSRQ, qui regroupe les signaleurs, les escortes, les patrouilleurs et les chauffeurs d’AIFV, s’arrête dans les villes de la Belle Province afin de sensibiliser la population sur la situation des signaleurs routiers.
«On assure la sécurité des travailleurs et des automobilistes lorsqu’il y a des réparations à faire. Mais on doit aussi assurer la nôtre et on ne peut pas le faire si des automobilistes ne nous respectent pas», a déclaré Jean-François Dionne, président de l’ATSRQ.
L’association distribue par ailleurs des pamphlets à chacun de ses passages pour informer la population. M. Dionne croit non seulement que les citoyens sont mal-informés sur la situation actuelle, mais il pense aussi qu’ils ne connaissent pas ce métier.
Selon lui, les automobilistes s’impatientent facilement au moment où ils arrivent devant une zone en construction. «On n’est pas là pour les déranger, mais on ne peut pas faire notre travail si des automobilistes nous rendent la tâche dangereuse.»
On dénombre environ un mort par année pour les travailleurs en signalisation routière et une soixantaine de blessés. En Outaouais, des cas de rage au volant ont été déclarés, mais encore aucun mort. Le bilan de la dernière année est inquiétant, puisque trois sont décédés. Le président de l’ATSRQ croit qu’il est temps de se faire entendre.
Au moins, une bonne nouvelle arrive pour tous les signaleurs: la loi du corridor entrera en vigueur en début août. Cet amendement obligera les conducteurs à céder le passage à tout véhicule d’urgence et à réduire la vitesse de leur véhicule. Toute infraction sera passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 400$ et de 4 points d’inaptitudes.
«On assure la sécurité des travailleurs et des automobilistes lorsqu’il y a des réparations à faire. Mais, on doit aussi assurer la nôtre et on ne peut pas le faire si des automobilistes ne nous respectent pas» - Jean-François Dionne, président de l'ATSRQ
«Les travailleurs en signalisation routière s’ajoutent à cette loi. Ce ne sera pas seulement les policiers ou les ambulanciers, mais aussi nous. Donc, quand qu’un conducteur voudra dépasser près de nous, il devra ralentir et se tasser le plus possible de nous pour nous laisser un corridor de sécurité», a déclaré M. Dionne.
Cette mesure a d’ailleurs été ajoutée il y a quelques mois en Nouvelle-Écosse. Le Québec est donc la dernière province à instaurer cette loi. «Aux États-Unis, elle existe déjà dans tous les états et au Canada, ça fait longtemps que les autres provinces l’ont. Y’était temps!»
Auparavant, les membres de l’ATSRQ ont parcouru les villes de Montréal, de Châteauguay et dernièrement, Amos, là où plus d’une cinquantaine de personnes a participé à une marche en hommage à Stéphane Lapointe. Le signaleur routier a perdu la vie après avoir été happé par une voiture.
La tournée se poursuivra cet été avec les villes de Sherbrooke et de Québec, afin de retourner à Montréal en novembre pour la conclure.
Pour plus d’informations: http://www.facebook.com/signaleurs.signaleusesduquebec





