Au moment où je vous écris, déjà (j’insiste sur le mot) plus de la moitié de l’aventure du Défi des grands voyageurs est derrière moi et mes 91 acolytes. C’est difficile de décrire avec précision les sentiments qui me traversent l’esprit en sachant que ce week-end ce sera le point final. Une poignée de tristesse, une once de joie et une bonne dose de nostalgie, si j’avais à vous le décrire rapidement.
Honnêtement, qui peut se vanter d’avoir marché sur une dune de sable longue d’un kilomètre en plein milieu du fleuve Saint-Laurent, d’avoir affronté des vagues de près d’un mètre sur un agité lac St-Pierre, d’avoir passé des soirées mémorables avec des personnalités toutes aussi intéressantes à découvrir les unes que les autres, d’avoir profité d’un repas dans un bâtiment antique sis sur une paisible île? Je vous lance le défi de dénicher des gens qui pourront répondre à l’affirmative à toutes ces questions.
Voilà que bientôt ce sera le retour au quotidien, une vie qui semblera bien monotone quand on pense à tout ce que j’aurai vécu en 15 jours. En même temps, une partie de ma tête et de mon cœur me dit que j’ai hâte de retrouver mon chez moi, ma vie normale.
Vraiment, je n’ai aucun regret d’avoir fait partie du premier groupe de voyageurs depuis au-delà d’un siècle à suivre ce trajet à contre-courant. En l’espace de quelques jours à peine, j’ai tissé de forts liens d’amitié avec plusieurs de mes coéquipiers, une chose qui vaut tout l’or du monde à une époque où l’individualisme règne en roi et maître.
«Sans contredis, parmi les 10 000 scénarios qui ont cogité dans ma tête avant d’entamer cette aventure, nul ne ressemblait en tous points à la réalité» -
Sans contredis, parmi les 10 000 scénarios qui ont cogité dans ma tête avant d’entamer cette aventure, nul ne ressemblait en tous points à la réalité. Absolument aucun. J’en sortirai grandi sans aucun doute, à la fois personnellement et professionnellement.
En plus des amis et familles des pagayeurs, toute la population est bien sûr conviée au parc Jacques-Cartier (marina de Hull) ce dimanche dès 13h pour la fête soulignant l’arrivée des grands voyageurs. Mon petit doigt me dit que bien des larmes seront versées. Et devinez quoi, à voir l’accueil qui nous est réservé à nos points d’arrêt à travers la province, j’ai des frissons rien qu’à vous en parler. En tout cas, tâchez de bien retenir cette phrase avant notre arrivée que j’espère triomphante: «VOYAGEURS, SALUEZ!».
Rappelons que l’objectif de la plus importante campagne de financement de l’histoire de la Fondation du CSSS de Gatineau est de 500 000$. Au moment d’aller sous presse, 452 000$ ont été recueillis.
Vous pouvez aussi entendre la chronique quotidienne sur les ondes de CKOI 104,7 FM vers 6h15 en semaine. Infos et dons: www.defigrandsvoyageurs.ca





