Âgée de 15 ans, l'élève de secondaire 3 a charmé le jury cette année avec son brillant texte intitulé «Le chaos nauséeux du français», abordant un sujet qui a fait les manchettes à quelques reprises ces dernières années. Il s'agit du haut taux d'étudiants qui échouent leur examen de français obligatoire pour l'obtention du diplôme d'études collégiales (17% en 2008) et dont les notes sont finalement gonflées pour que le portrait soit plus rose qu'il ne l'est vraiment.
Inquiète pour la langue de Molière, l'élève avait d'ailleurs conclu son texte publié l'hiver dernier sur une note on ne peut plus claire. «De deux choses l’une, soit l’on décide que le français n’est bon qu’à communiquer et par conséquent, l’on choisit d’abolir l’examen qui n’a plus sa raison d’être, soit la maîtrise du français nous tient encore à cœur comme collectivité et donc nous nous refusons catégoriquement d’apposer notre sceau sur un diplôme-bonbon», avait-elle écrit.
L'adolescente sacrée plume d'or (une première en huit ans d'existence du Gala pour un établissement d'enseignement privé) était sans mots pour décrire ce qu'elle ressentait quelques minutes après avoir triomphé. «C'est un très grand honneur et je ne m'en attendais pas du tout. C'est précisément pour cette raison que j'ai voulu à dédier ce prix à mon père car il était un homme très intelligent qui écrivait très bien. Je tiens vraiment à le remercier», a-t-elle lancé d'un ton émotif.
Très humble, Elena n'hésite pas à confirmer qu'elle a l'intention de rééditer son aventure l'an prochain en écrivant à nouveau sans ce journal étudiant encarté mensuellement dans La Revue et Le Bulletin, soit à plus de 100 000 copies. «C'était une très belle expérience. Les journaux tels que Le Devoir et LeDroit ne permettent pas autant aux jeunes de s'exprimer, surtout sur certaines question très importantes», lance-t-elle.
Sur la seconde marche du podium journalistique de l'Étudiant Outaouais, on retrouve Vanessa Marroquin, de la polyvalente Nicolas-Gatineau. L'élève de secondaire 5 a hérité de la plume d'argent pour son texte intitulé «La grande demande», ce qui n'est pas sans avoir grandement surpris la principale intéressée. «Je suis assez étonnée, surtout que c'est ma première année avec L'Étudiant Outaouais et que j'ai écrit un seul texte», a-t-elle affirmé, tenant à remercier son enseignant pour l'avoir poussée à se lancer dans cette aventure.
Inscrite au programme arts et lettres du Cégep de l'Outaouais pour la prochaine session automnale, la passionnée du journalisme, de la culture et des arts traitait d'ailleurs dans son texte primé du peu d'ouverture offert aux ados lorsque vient le temps de choisir son champ d'études collégiales. «Ce n'est pas partout qu'on retrouve des double DEC ou des programmes où l'on peut toucher à tout. On est souvent trop jeune à notre âge pour choisir ce que l'on veut faire plus tard», dit-elle.
C'est à Florence Bolduc, du Collège St-Alexandre, qu'a été décerné le trophée de la plume de bronze. Auteure du texte «Perle de vie», l'élève de secondaire 5 a abordé la catastrophe d'Haïti sous un autre angle. «J'ai parlé de comment l'implication de personnes qui sont souvent dans l'ombre peuvent apporter une aide dans des pays comme celui-là. Ils font une réelle différence», décrit-elle en parlant de ses écrits récompensés.
Elle s'est dit flattée qu'on lui ait décerné un tel honneur, estimant que ça donne un bon coup de pouce à la confiance en soi.«Je suis vraiment contente parce que ça m'aide à croire en mon talent et en moi. Je suis vraiment surprise et ma mère aurait sûrement aimé être ici. Elle va être heureuse quand je vais lui apprendre la nouvelle», a lancé l'enthousiaste adolescente. Attirée par les domaines du droit et des médias, elle ira étudier cet automne en sciences humaines (profil individu) au Cégep de l'Outaouais.
«C'est un très grand honneur et je ne m'en attendais pas du tout. C'est précisément pour cette raison que j'ai voulu à dédier ce prix à mon père car il était un homme très intelligent qui écrivait très bien» - Elena Chudzia-Conde
Au cours de la soirée, les autres prix de journalisme ont été attribués à:
Valérie Sauvé (Hormisdas-Gamelin)
«Une situation qui nous tient à cœur»
Geneviève Desrochers (Du Versant)
«En aout, les ognons ont si bon gout»
Jolyanne Labelle-Rice (Gracefield)
«Taux d'alcool: une nouvelle loi prometteuse»
Fériel Rahmani (Grande-Rivière)
«Grand talent au CNA»
Émilie Bégin-Galarneau (Mont-Bleu)
«Copenhague, contre les principes de Harper»
Sabrina Morin-Simard (Le Carrefour)
«Désastre en Haïti»
François Lemay Faubert (Louis-Joseph Papineau)
«Un ancien Patriote qui fait sa marque au football universitaire»
Mylène Viens (De l'Érablière)
«Repousser les limites de son handicap»
Jessica Lafontaine (CEHG)
«Annie Galipeau, une technicienne en loisirs hors de l'ordinaire»
Véronique Larocque (Des Lacs)
«Acheter, acheter et encore acheter…»
Philippe Daaboul (Nouvelles-Frontières)
«Que se passe-t-il avec le cours de français?»
Maxine Gravel-Godin (De l'Île)
«L'environnement, une véritable menace!»




