Orchestré par le ministère québécois des Ressources naturelles et de la faune, la rencontre de trois jours au thème «Biodiversité et développement en Outaouais: vers des choix durables» s'est avérée concluante, selon la directrice générale du Conseil régional de l'environnement et du développement durable de l'Outaouais (CREDDO), Nicole DesRoches.
Tous liées à la biodiversité et aux espèces menacées ou vulnérables en Outaouais, les questions du développement urbain, de la gestion forestière, du développement rural et des espèces exotiques envahissantes ont été abordés.
«On a aussi beaucoup parlé de la manière dont on communique les principaux enjeux à la population, confie Mme DesRoches. On s'est rendu compte qu'il y a beaucoup d'acteurs qui possèdent de l'information, mais qu'elle n'est pas colligée. Qu'elle ne se retrouve pas dans un endroit facile à trouver pour tout le monde. C'est certainement un élément sur lequel on doit travailler.»
«Il y a des gens qui ne savaient pas que l'Outaouais était si riche en biodiversité. Je crois que plusieurs ont appris qu'on est vraiment la région qui a le plus à perdre.» - Nicole DesRoches, directrice générale du CREDDO
En ce sens, le CREDDO songe à instaurer des cafés-rencontres et à créer une page Facebook sur laquelle se retrouveraient de nombreux éléments rattachés à l'importance de protéger la biodiversité.
Par ailleurs, il semble bien que le colloque a permis à certains participants d'en apprendre davantage sur le portrait écologique de la région.
«Il y a des gens qui ne savaient pas que l'Outaouais était si riche en biodiversité. Je crois que plusieurs ont appris qu'on est vraiment la région qui a le plus à perdre», affirme Mme DesRoches.
«Tout le monde a réalisé qu'il y avait quand même des choses assez urgentes à faire et que les organismes et les entreprises privées doivent travailler ensemble. Je pense que minimalement les gens ont pris l'engagement de faire des suivis, de trouver des moyens pour se reparler.»




