Alors qu'il souhaitait faire une différence, René-Paul Lafrance a pris contact avec une connaissance familiale, Hélène Cyr, maintenant co-propriétaire de l'école Kayonza vocational school. Après plusieurs échanges par courriel, le groupe a pris la décision de faire quelque chose pour soutenir la petite communauté rwandaise.
L'été prochain, les quatre acolytes s'envoleront donc vers Kayonza, un village situé à l'est du Rwanda, pour une durée de quatre semaines. «On s'est dit qu'on voudrait aider là-bas, et cette école forme des gens pour le marché du travail», précise-t-il.
Ils mettront donc leurs compétences en pratique, en allant former des enseignants que ce soit sur le plan du français, de l'anglais et du service de garderie, selon la spécialité de chacun. «L'école accueille des gens entre 16 et 35 ans, gars et filles», indique René-Paul Lafrance.
Le groupe travaillera donc avec les enseignants durant les quelques jours de vacances des étudiants, pour ensuite participer aux sessions d'enseignement des élèves et ce, à raison de quatre jours par semaine. «Nous voulons faire un différence là où les gens sont les plus démunis», soutient-il.
Le vendredi, ils consacreront la journée à faire du bénévolat dans un orphelinat de Kayonza. Pour se rendre au Rwanda de la fin juin à la fin juillet, ils devront débourser près de 20 000$. Le groupe organisera donc des activités de financement tout au long de l'année pour aider à payer le voyage. La collecte de bouteilles organisée il y a quelques semaines a d'ailleurs déjà rapporté 2000$. Ils espèrent aussi pouvoir sensibiliser les gens à faire la différence autour d'eux.
En posant ce geste, René-Paul, Sarah, Geneviève et Nicolas espèrent bien pouvoir amener un peu d'espoir dans ce petit village. «Il faut arrêter de parler et agir. Nous jugeons que la vie nous a choyés, à nous maintenant d'offrir de nos compétences et de notre personne. Il faut cesser de fermer les yeux, il faut plutôt ouvrir notre cœur et chasser la peur de notre esprit. Il faut arrêter de parler qu'on va changer le monde, il faut poser des gestes concrets pour l'améliorer», affirme René-Paul.
En plus de se rendre là-bas pour aider les gens, le groupe en profitera pour amener des ressources pédagogiques dans leurs valises, que ce soit des crayons, du papier, des jouets, des vêtements ou bien d'autres. «Si chacun fait quelque chose, je crois qu'on peut améliorer la planète», conclut-il.




