Grand Prix Cycliste Gatineau: tout a roulé à merveille

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Michel Moyneur
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Les performances de Clara Hughes, Giorgia Bronzini et Joëlle Numainville n’auront laissé personne indifférents aux abords du circuit du boulevard des Allumettières, le week-end dernier.

Clara Hughes. (Photo: Bill Juillette)

Aidé par le beau temps qui s’est mis de la partie, le 8e Grand Prix Cycliste Gatineau a connu un succès retentissant, parvenant à attirer son lot de spectateurs et à piquer la curiosité des non-initiés du vélo.  

«Ç’a été un succès sur toute la ligne!», a lancé le vice-président de l’événement, Jean-Paul Lemay, pendant qu’une équipe de bénévoles s’affairaient à démonter les tentes érigées sur la rue Laramée.

Le long week-end de compétition aura été marqué par la victoire de Clara Hughes à l’épreuve du contre-la-montre (Chrono Gatineau) dès l’ouverture de la compétition, jeudi, et de celle de la championne du monde en titre, l’Italienne Giorgia Bronzini, lors de la course Grand Prix Cycliste Gatineau Hydro-Québec (épreuve de 103 km), remportée samedi au terme d’un spectaculaire sprint final.

«On n’aurait pas pu demander mieux comme podium, a avoué M. Lemay, faisant référence au résultat de l’endiablée épreuve féminine. Le scénario parfait aurait été de voir Clara Hughes monter sur le podium aux côtés de Bronzini et de (la Québécoise) Joëlle Numainville. Mais Giorgia nous a procuré une visibilité internationale. On a d’ailleurs appris qu’elle est très reconnaissante envers l’organisation, ce qui est très bien pour nous.»

La Coupe du monde dans les plans

Le succès engendré par le rendez-vous annuel au cours des deux dernières années fait dire à ses grands mantious que le jour où Gatineau sera l’hôte d’une épreuve de la Coupe du monde est peut-être plus proche que loin.

«C’est dans notre vocabulaire. On regarde toutes les options possibles, a confié M. Lemay. On va laisser les choses se présenter comme elles vont se présenter. Il y aura des décisions importantes à prendre à un moment donné. Mais, chose certaine, on ne se mettra pas à courir avant de marcher.»

«On va d’abord s’installer sur des bases solides, car on doit maintenant s’établir dans un autre marché. On doit se faire connaître par l'Union cycliste internationale (UCI) et par le Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC).»

Conserver l’aspect participatif

Même si le volet compétitif occupe une place importante depuis l’an dernier, l’aspect participatif de l’événement, qui a fait le succès de la Grande Visite de Gatineau au fil du temps, ne sera pas tassé de sitôt, promet le vice-président. Plus de 400 cyclistes ont d’ailleurs pris part au Grand Fondo, dimanche, une randonnée chronométrée ouverte à tous.

«On veut implanter une culture cycliste à Gatineau. Ç’a été une révélation pour moi de voir tous les athlètes de pointe qui habitent ici. On entend souvent parler des mêmes, mais il y en a plein d’autres», a-t-il dit.

«Un jour, je souhaite voir une photo de pros aux côtés de bouts de chou qui, à leur tour, vont courir dans notre course professionnelle. Un peu comme Sydney Crosby qui est maintenant une super vedette, mais qui a commencé à jouer dans la catégorie Timbits de Tim Hortons.»

«Si on peut arriver à ce scénario-là, ce serait formidable. On veut aider les jeunes à aimer le vélo. La passion vient souvent avec des randonnées populaires. C’est pour cette raison que ce volet est si important.»

Organisations: Union cycliste internationale, Fédération québécoise des sports cyclistes

Lieux géographiques: Cycliste Gatineau, Rue Laramée, Bronzini Grand Fondo

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