Sur le terrain ou les lignes de côté, Isabelle Lauzon ne s'en laisse pas imposer

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Michel Moyneur
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Ce n'est pas tous les jours qu'on voit une adolescente de 15 ans pratiquer et enseigner son sport au sein de la même équipe.

En plus de s’aligner avec les Jaguars de l’Érablière et d’entraîner l’équipe, Isabelle Lauzon évolue au sein du Mystique AAA de Gatineau. (Photo: Michel Moyneur)

C'est pourtant la réalité d'Isabelle Lauzon, étudiante à l'école secondaire de l'Érablière, qui enfile les paniers à un rythme infernal sur les courts de basketball en plus de montrer les mille et un rudiments de ce sport à sa dizaine de coéquipières.

Seulement une vingtaine de minutes passées en sa compagnie suffisent pour comprendre la décision de l'école de l'avoir sélectionnée pour épauler son père, Claude Lauzon, durant les matchs de l'équipe féminine des Jaguars.

Isabelle ne s'en cache toutefois pas: la situation dans laquelle elle est plongée depuis quelques semaines n'est pas singulière, voire très particulière. En plus de diriger les entraînements de la troupe et de seconder son paternel durant les joutes, elle doit s'assurer de montrer l'exemple chaque fois qu'elle saute sur le terrain.

«Je dois apprendre aux filles à faire la distinction entre le coach dans le gymnase et l'amie dans l'école. Faut absolument qu'il y ait une barrière entre les deux. Jusqu'à maintenant, ça va bien. On n'a pas encore vécu de froid», explique Isabelle.

Passionnée par le basket depuis l'âge de sept ans, elle espère être en mesure de contribuer à ramener un sentiment de fierté au sein de l'équipe pour laquelle elle évolue depuis son entrée au secondaire il y a quatre ans.  

«À notre niveau, ce qui compte le plus c'est vraiment le développement des joueuses. Je veux faire monter l'équipe d'un cran pour qu'elle puisse évoluer à un plus haut niveau dans les années à venir. Je veux que les filles arrivent à dire qu'elles sont fières de jouer pour l'Érablière, car présentement on est une équipe de bas de classement. J'espère que les autres formations auront peur de jouer contre nous dans deux ou trois ans», raconte Isabelle, affirmant que l'équipe à battre cette saison se trouve encore entre les murs de la polyvalente Nicolas-Gatineau.

«Je dois apprendre aux filles à faire la distinction entre le coach dans le gymnase et l’amie dans l’école. Faut absolument qu’il y ait une barrière entre les deux.»

Une place importante pour le soccer

Même si elle avoue préférer la rapidité du basketball, Isabelle a longtemps fait la pluie et le beau temps sur les terrains gazonnés de soccer. Une blessure subie il y a trois ans l'a cependant contrait à mettre une croix sur ce sport qu'elle affectionnait depuis longtemps.

L'athlète de 5' 10" a tout de même conservé un solide lien avec le sport le plus populaire de la planète. Lorsqu'elle n'est pas en train d'arbitrer, elle prodigue ses conseils aux jeunes joueurs durant les camps de perfectionnement du Club de soccer de Cantley.

L'horaire chargé au maximum auquel elle doit faire face chaque semaine ne l'empêchera jamais de performer dans ses études, promet cependant la principale intéressée, qui souhaite entreprendre les études nécessaires qui la mèneront vers le monde de la physiothérapie une fois rendue au Cégep. 

«Mes parents m'ont dit: "Si tu veux prendre l'équipe de l'école, il ne faut pas que tes notes baissent ". En fait, l'école arrive en premier même si je fais du sport six jours par semaine», raconte-t-elle. 

Point d'interrogation

Quel athlète est source d'inspiration pour toi? «Michael Jordan, parce qu'il a été le plus grand joueur de basket et qu'il le restera probablement à jamais.»

Le sport pour toi, c'est...? «Ma vie!»

Quel est ton plus beau souvenir sportif? «La victoire de St-Alexandre, l'équipe avec qui je jouais, en 2009, en finale régionale atome.»

Lieux géographiques: Cantley

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Derniers commentaires

  • Gabrielle
    13 janvier 2013 - 08:32

    Son nom s'écrit avec un Y Ysabelle Lauzon!