Le badminton compétitif à la recherche d’athlètes féminines

Yannick
Yannick Boursier
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Le badminton compétitif ne semble pas attirer les filles de l’Outaouais, ce qui cause des maux de tête à l’entraîneur des Griffons du Cégep de l’Outaouais et du Club élite de badminton de l’Outaouais, Claude Tessier.

Marilyn Savoie des Griffons lors d’une pratique

La région a un historique de succès provincial important en badminton depuis plus de 10 ans, que ce soit dans les équipes civiles ou scolaires. La région a notamment terminé huit fois en première place au cours des dix dernières années sur le circuit provincial. L’équipe compte aussi de nombreuses premières places aux Jeux du Québec, en individuel et en équipe. L’équipe des Griffons, pour sa part, a remporté trois championnats provinciaux et une médaille d’argent dans les quatre dernières années.

Mais ces podiums pourraient être difficiles à répéter pour les équipes de l’Outaouais dans les prochaines années, déplore Claude Tessier. «On a un très bon noyau de joueurs pour avoir encore du succès, explique-t-il. Mais le problème, c’est au niveau des filles. C’est extrêmement difficile de recruter.»

Lors des tournois en équipe, la région est classée selon les résultats des matchs masculins, des matchs féminins et des matchs par équipe mixtes, d’où l’avantage pour une région de compter sur de bons joueurs et de bonnes joueuses.

Devant le manque de joueuses pour former ses équipes cette année, Claude Tessier est allé visiter les cours d’éducation physique pour trouver des filles intéressées à venir se joindre au club et participer aux compétitions.

Rester récréatif

L’aspect de la participation aux compétitions est très important, puisque c’est un des enjeux majeurs, selon Claude Tessier. Dans le réseau, il y a de très bonnes filles dans les équipes locales ou au secondaire, note-t-il.

Par contre, ces filles ne sont pas intéressées à faire le saut du côté compétitif. «Je crois qu’il y a moins d’intérêt des filles pour la compétition, affirme-t-il. On a beaucoup de filles dans le récréatif, mais qui n’ont pas d’intérêt pour le compétitif.»

À la base, Claude Tessier n’est pas contre ce choix. «Notre but est de développer tous les aspects», indique-t-il, ce qui comprend le récréatif. Mais il souhaiterait être en mesure de travailler avec des filles voulant se développer dans le compétitif et suivre les traces d’athlètes comme Valérie St-Jacques, les sœurs Raby-Roussel, Maude Carrier-Laforte, Iliza Cloutier, etc.

Un autre facteur pouvant entrer en ligne de compte, c’est l’émergence de nouvelles disciplines plus populaires chez les filles, comme le cheerleading par exemple. «C’est un sport qui attire beaucoup de jeunes filles», reconnaît l’entraîneur.

Rester compétitif

Claude Tessier reste confiant de pouvoir attirer des filles dans les équipes civiles et scolaires. Il dispose d’un atout non négligeable: le succès de la région en badminton. Il est plus facile de convaincre des gens de se joindre à une équipe de premier plan. Le développement des joueuses est aussi plus facile quand le niveau des partenaires dans l’équipe est plus élevé.

L’Outaouais devrait encore rester compétitif au cours des prochaines années, croit Claude Tessier. De nombreux athlètes masculins se retrouvent encore parmi les meilleurs du Québec cette saison.

Pour ce qui est de l’équipe des Griffons, elle compte aussi sur de bons athlètes masculins et d’excellents éléments feront leur entrer l’année prochaine pour poursuivre la tradition. Reste maintenant à trouver les filles intéressées à participer à ce succès.

Lieux géographiques: Jeux du Québec

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