Émylie Girard vise la première division!

Antony Da Silva-Casimiro
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La défenseure de 20 ans, Émylie Girard, a pris beaucoup de maturité depuis son recrutement avec l’équipe féminine ASPTT Albi Football de deuxième division en France, il y a trois ans.

Émylie Girard et son entraîneur privé, Benoît Ouellet, du club Gym Max. La joueuse de soccer avoue s’être beaucoup améliorée avec lui à ses côtés lors de la saison morte.

Elle n’est plus la même fille qu’à 17 ans. On dit qu’avec l’âge vient la maturité. Dans son cas, c’est ce qui s’est produit. Elle admet être beaucoup plus mature et en plus de savoir ce qu’elle veut, elle fait tout pour le réaliser.

Dans moins de 48 heures, elle prendra l’avion pour débuter le camp d’entraînement de la formation française. Contrairement aux autres années, elle sait qu’elle aura un poste parmi le onze partant. Même qu’elle aura pour mission de gérer la brigade défensive.

Un peu de pression, elle qui passe désormais de recrue à un poste partant, en l’espace de trois ans? «Non. J’aime jouer avec la pression», a répondu la principale intéressée sans hésitation.

De plus, cette année sera capitale pour Albi. Après deux saisons qui se sont terminées par des frustrations, le ASPTT Albi veut atteindre le premier rang et ainsi monter de division. «Lors de la première moitié de saison, on était premières, mais à cause de deux petits matchs, on a fini deuxièmes», a indiqué Émylie Girard.

Elle aurait pu faire le saut immédiatement en première division, mais elle a accepté de demeurer avec son équipe. «Si j’avais été en division un, j’aurais dû refaire ma place et mon nom sur le terrain. Là, je suis un élément important, je connais l’équipe et je veux l’aider à passer à un niveau supérieur.»

À l’été 2009, elle avait pour objectifs d’être de l’alignement partant et aussi de monter en division un. La première étant réalisée, les attentes sont élevées pour que la seconde se concrétise et cette fois-ci, il n’y aura pas seulement elle qui espère le finaliser.

L’aventure avait débuté pour Émylie, lorsqu’elle s’était mérité une place après un stage d’entraînement organisé par l’Association régionale de soccer de l’Outaouais. Après s’être adapté au style de vie des Français, elle a gravi les échelons sur le terrain, devenant une joueuse indispensable pour son équipe.

S’entraîner durant la saison morte

Émylie Girard a toujours été l’une des meilleures joueuses partout où elle est passée. De son propre aveu, elle s’était relâchée ces dernières années. Arrivée en sol français, elle a dû réapprendre l’ABC du soccer, ce qui n’a pas été chose facile.

«Si j’avais été en division un, j’aurais dû refaire ma place et mon nom sur le terrain. Là, je suis un élément important, je connais l’équipe et je veux l’aider à passer à un niveau supérieur» Émylie Girard, défenseure pour l'ASPTT Albi

«Ici, le style de jeu est beaucoup plus physique, tandis qu’en France, c’est axé sur la technique. J’étais même trop physique des fois. Après ma première année, j’avais trouvé mes repères. Maintenant, j’ai leur technique et le côté physique», a mentionné celle qui a entre autres amélioré sa rapidité et ses changements de direction.

Ces améliorations ne se sont pas faites en un jour. Depuis son premier retour de l’Hexagone, elle s’entraîne au club Gym Max dans le secteur de Gatineau. Son entraîneur, Benoît Ouellet, s’est d’ailleurs concentré dès le départ à renforcir ses muscles les plus faibles.

«Les athlètes ne réalisent pas que c’est important d’avoir un mentor pendant la saison morte. Ça fait une grosse différence quand on commence l’année. Je ne le faisais pas et je l’ai remarqué», a-t-elle déclaré.

«Elle a mis toutes les chances de son bord pour réussir. Mon but quand les gens viennent s’entraîner ici, ce n’est pas seulement de les pousser au maximum. C’est aussi de les sortir de leur zone de confort», a spécifié Benoît Ouellet.

Elle a aussi pu s’entraîner plus longtemps avec lui. Habituellement, elle revient à la mi-juillet après avoir terminé les cours. Cette année, elle a mis cela de côté et est rentrée au pays un mois plus tôt que prévu. Cependant, la défenseure reprendra les cours dès cette année pour poursuivre un baccalauréat en psychologie sur les comportements humains.

Peu importe si la carrière d’Émylie sera dans le monde du soccer ou un autre métier, la seule chose qu’elle sait, c’est qu’elle ne sera pas assise sur une chaise devant un écran d’ordinateur. «J’ai besoin de bouger, d’être dehors. Je ne suis pas capable de rester assise. Je ne serais pas une bonne femme au foyer», a-t-elle conclu sur une pointe humoristique.

Organisations: Association régionale, Gym Max

Lieux géographiques: France, Secteur de Gatineau

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