Au total, 14 équipes du circuit québécois se donnent rendez-vous dans les gymnases du campus Gabrielle-Roy dès vendredi après-midi, soit les formations occupant le top 8 du classement chez les filles et le top 6 chez les garçons.
Du côté féminin du tableau, les volleyeuses de l’Abitibi-Témiscamingue, André-Laurendeau, Bois-de-Boulogne, Édouard-Montpetit, Lionel-Groulx, Sherbrooke, Trois-Rivières et du Collège François-Xavier-Garneau, championnes en titre en 2011, batailleront pour la plus haute des trois marches du podium.
Défaites 3-0 à leurs deux dernières joutes de la saison la fin de semaine dernière, les joueuses des Griffons n’ont pu se tailler une place au Championnat. Il leur aurait fallu deux victoires coup sur coup pour ne pas terminer en queue du classement. Selon l’entraîneur-chef Éric Guérin, le fait que la compétition se tenait à la maison a ajouté un peu au stress, mais les raisons sont multiples pour expliquer ces résultats.
«C’est sûr que ça représentait une pression supplémentaire, mais en même temps, ça fait quelques années que le programme n’a pas de saison gagnante si l’on veut. En plus, il y a beaucoup de recrues et elles devaient composer avec un nouvel entraîneur. Certains vont dire que c’est normal mais en même temps, gagner, c’est ce pourquoi on travaille», explique-t-il, loin de vouloir se confondre en excuses.
Selon lui, le recrutement difficile en raison du bassin limité de la région est ce qui explique les hauts et les bas du programme depuis quelques années. Ça pourrait cependant bientôt être chose du passé. «Il y a beaucoup d’énergie qui a été mise dans la structure jeunesse, chez les 14 à 16 ans, alors les bonnes années sont à venir pour le programme féminin», dit-il, citant en exemple les noms de la joueuse de deuxième année Hélène Gardiner et de la recrue Mikhaëlla Blanchette.
Dans le clan masculin, les Griffons feront face aux Géants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu en quarts de finale vendredi à 20h, des adversaires contre qui ils n’ont jamais trébuché au cours de la campagne. Le second match opposera les Volontaires du Cégep de Sherbrooke, champions en titre de l’an dernier, aux Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme. Les gagnants des deux duels accéderont aux demi-finales contre Limoilou ou Montmorency.
Pour l’entraîneur des Griffons, Paul Tamburrini, l’équipe peut aspirer à la médaille d’or avec sa troisième position et sa fiche de 10-8. «Notre objectif, c’est de gagner, mais c’est clair que les six équipes pensent comme nous et le classement est assez homogène, alors n’importe qui pourrait triompher. On a du boulot sur la planche. Notre plus grand adversaire sur le terrain sera nous-mêmes», lance-t-il, ajoutant que Vincent Thibault-Bernier, l’un des meilleurs libéros de la ligue, sera à surveiller de près sur le terrain.
«Notre objectif, c’est de gagner, mais c’est clair que les six équipes pensent comme nous et le classement est assez homogène, alors n’importe qui pourrait triompher. On a du boulot sur la planche. Notre plus grand adversaire sur le terrain sera nous-mêmes» - Paul Tamburrini, entraîneur-chef de l'équipe masculine ds Griffons
Les finales pour l’or se tiendront dimanche à 14h (féminin) et 16h (masculin) au gymnase Coliséum, précédées des finales pour le bronze, présentées à 10h (F) et 12h (M).
Selon les entraîneurs, accueillir le Championnat au Centre sportif de Gatineau n’aurait pas nécessairement été synonyme d’avantage, au contraire. «Je crois que c’est un très beau plateau sportif, mais c’est toujours plaisant d’être chez vous. Les jeunes sont habitués d’être dans leur place, dans leur routine. Il y a un aspect de confiance liée à l’endroit où l’on joue», de dire Éric Guérin. «Toute la perspective peut changer simplement en ayant un espace plus ouvert ou un plafond plus haut», renchérit Paul Tamburrini.
Les équipes championnes obtiendront leur billet pour les Championnats canadiens de l’Association canadienne du sport collégial (ACSC), prévus du 8 au 10 mars au Columbia Bible College et à Vancouver Island University, en Colombie-Britannique.
Le volleyball est l’une des disciplines les plus en vogue au sein du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), le nombre d’athlètes pratiquant la discipline dépassant le cap des 13 000, tout niveau et sexe confondu.




