Les campeurs du ruisseau de la Brasserie devront se reloger

Marie Pier Lécuyer mariepier.lecuyer@tc.tc
Publié le 21 octobre 2014
Le camping des itinérants
TC Media - Pascal Laplante

ITINÉRANCE . Les campeurs qui avaient installé leurs pénates le long du ruisseau de la Brasserie devront se trouver un autre lieu où habiter, au cours des prochaines heures. C’est que le démantèlement des lieux se fera au cours de la journée aujourd’hui, a appris TC Media.

Les itinérants qui campaient sur les lieux ont été avisé du démantèlement il y a plus d’un mois, assure la conseillère du district, Denise Laferrière. «On ne s’attend pas à des difficultés majeures», avance-t-elle.

Rappelons qu’après avoir vu planer sur eux la menace du démantèlement du campement en juin dernier, les campeurs avaient obtenu un sursis avec la mise en place par l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Outaouais et la Ville de Gatineau d’un projet-pilote visant à encadrer le camping de fortune.  

Même si le Service de police de la Ville de Gatineau sera mis à contribution pour s’assurer du bon fonctionnement du démantèlement, la conseillère affirme que la présence de policiers n’est que pour s’assurer que les gens quittent comme prévu. «On ne le fera pas de façon sauvage», promet-elle. Des cols bleus devraient aussi être sur place pour assurer la remise en ordre des lieux.

Encadrement réussi

Depuis la mise en place du projet et avec la présence d’un intervenant de Droit-Accès Outaouais qui assurait le bon fonctionnement des choses, aucun évènement significatif n’a été rapporté, précise Denise Laferrière. L’instauration du projet-pilote, dit-elle, a permis de retirer les inconvénients majeurs associés à la présence des campeurs.  

Le bilan n’a pas encore été dressé, mais Denise Laferrière est d’avis que, dans l’ensemble, le projet s’est bien déroulé cette année. L’année dernière, le centre de services du secteur de Hull avait dû composer avec une charge de travail supplémentaire. La conseillère avait aussi utilisé son budget discrétionnaire pour l’installation de toilettes chimiques sur les lieux.  

Cette année, chacun avait ses choses à faire, ce qui a permis le bon fonctionnement du camping. «Sur place, c’était comme un petit village», indique Mme Laferrière.

Sans nécessairement inviter les itinérants à installer de nouveau leurs tentes le long du ruisseau de la Brasserie, elle assure que s’ils reviennent de nouveau au printemps prochain, les différents partenaires seront du moins bien préparés à faire face à la situation. «On ne les accueille pas à bras ouverts, précise-t-elle. Mais on est prêt à toute éventualité. S’ils se manifestent, on ne sera pas pris au dépourvu.»

Depuis plusieurs années, le boisé situé entre le ruisseau de la Brasserie et la rue Marie-Le-Franc est occupé par des campeurs qui y installent leurs abris de fortune durant la période estivale.

Une évaluation du projet-pilote de cette année sera effectuée dans le but de développer une entente permanente d’ici février 2015.