Gatineau accueille sa première famille syrienne

Alexandre Baillairgé-Charbonneau alexandre.baillairge-charbonneau@tc.tc
Publié le 6 janvier 2016
Photo Alexandre Baillairgé-Charbonneau

Après des mois de spéculation, c’est maintenant officiel : Gatineau a accueilli sa première famille de réfugiés syriens en lien avec le programme fédéral mercredi.

Whalid Dablan, sa femme et ses six enfants ont été transportés à l’Accueil Parrainage Outaouais en après-midi.

La famille Dablan venait de la région de Hamah, à l’ouest du pays, situé près de la ville de Homs, passablement touché par la guerre.

Ils étaient au Liban depuis maintenant quatre ans en tant que réfugiés.

«Je ne sais pas comment m’exprimer. Nous sommes très heureux d’être ici. Tout est excellent jusqu’à présent», a-t-il mentionné via une interprète.

M. Dablan a avoué n’avoir jamais entendu parler du Canada. Questionné à savoir s’il faisait froid dans sa nouvelle terre d’accueil, il a déclaré «qu’il faisait froid à l’extérieur, oui, mais à l’intérieur c’est bien chaud».

C’est la première famille qui débarque sous le programme du gouvernement fédéral. Accueil Parrainage Outaouais, qui a le mandat de les guider, aura environ une semaine pour le trouver un logement.

«Mercredi prochain, nous aurons certainement trouvé un endroit. Maintenant, nous devons nous assurer que l’appartement aura tout le nécessaire, soit les meubles, les électroménagers, les couvertures, etc. pour le nouveau départ», a rappelé Bato Redzovic, directeur général de l’APO.

Ils suivront, durant neuf mois, des cours de français, mais aussi des ateliers pour faciliter leur intégration dans leur nouvel entourage.

Pour le moment 220 personnes parrainées par l’État sont attendues dans la région de Gatineau.

La date de l’arrivée des prochaines familles ne sera connue que quelques jours avant.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin, présent à l’arrivée de Whalid Dablan, aimerait en accueillir davantage que le nombre avancé.

«Gatineau a une grande capacité d’accueil. Avec une équipe comme Parrainage Outaouais, qui nous donne une grande crédibilité, nous pouvons offrir aux réfugiés une capacité d’intégration économique, avec un taux de rétention autour de 97%. Ce ne sont pas toutes les villes qui ont cet aspect-là», a mentionné le maire.

Il a déjà contacté Montréal et le maire Denis Coderre pour lui passer le mot. «Si vous en avez trop, nous serions très heureux de vous donner un coup de main».