Parce que le logement communautaire, c'est payant

Émilie Pelletier Grenier emilie.pelletiergrenier@tc.tc
Publié le 9 mars 2016
Jacques Maisonneuve, Julie Robitaille, Myriam Nadeau et Éditch Cyr lors du lancement de la campagne de l'AGRTQ.
TC Media - Émilie Pelletier Grenier

LOGEMENT. L'Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ) entreprend une tournée provinciale dans le cadre de laquelle elle entend faire comprendre au gouvernement, mais également à toute la population que l'habitation communautaire «on en a besoin maintenant».

Pour ce faire, une campagne publicitaire télévisée a entre autres été élaborée. Le message que l'on cherche à envoyer c'est qu'investir dans le logement social est un geste qui est ultimement payant pour la société en entier.

«Chaque dollar investi [dans le logement social] rapporte 2,30$», allègue Édith Cyr, présidente de l'AGRTQ en citant une étude de la Société d'habitation du Québec. Un des arguments qui lui permettent d'affirmer que de tels investissements sont «rentables économiquement et socialement».

Cette dernière a aussi rappelé que sur le plan économique le marché du logement abordable occupe «10% des travailleurs de la construction» et représente «130M$ économisés en santé».

En ce qui a trait à l'aspect social, en permettant à des «personnes âgées, familles, personnes seules [et] personnes aux besoins particuliers» de se loger à prix abordable on leur donne les moyens de «participer activement à la collectivité». De son côté, la conseillère du district de Pointe-Gatineau et présidente de la Commission permanente sur l'habitation affirme que miser sur le logement social est un moyen de «lutte[r] contre la pauvreté et l'exclusion sociale».

Le message s'adresse oui à Québec, mais également à la société. «On pense que l'habitation communautaire est méconnue», affirme Mme Cyr. C'est pourquoi on a choisi de «mettre un visage humain sur l'habitation communautaire», notamment dans les publicités.

Lors du lancement de la campagne «on en a besoin maintenant», on avait d'ailleurs invité deux personnes qui bénéficient de ce genre de services pour qu'elles puissent transmettre leur témoignage. Jacques Maisonneuve, qui habite un logement Mon Chez Nous, a raconté que c'est la maladie qui l'a amené dans une situation de besoin. «J'avais plus grand-chose», d'affirmer celui qui occupe ce logement depuis maintenant 12 ans.

Julie Robitaille a quant à elle raconté son histoire, celle d'une mère monoparentale qui du haut de ses 19 ans a eu besoin du logement social. Elle assure que c'est cela qui lui a permis «d'avancer […] de terminer ses études [et de se dénicher] un super emploi»

Au Québec, on estime que ce sont environ 10 000 unités de logement social qui sont en attente de financement, dont quelques centaines à Gatineau. À l'échelle du Québec toujours, ce sont plutôt 227 000 ménages qui consacrent 50% et plus de leurs revenus au logement, dont 7500 seulement à Gatineau.

Pour tout connaître de la campagne, onenabesoin.quebec