Mine Back : qu'advient-il d'un projet touristique ?

Publié le 20 avril 2017

Les citoyens de Mulgrave-et-Derry ne veulent pas d'un projet touristique à la mine Wallingford-Back.

©Photo TC Media- Archives

MULGRAVE-ET-DERRY. Les citoyens de Mulgrave-et-Derry ont été très clairs pendant la présentation du plan de sécurisation de la mine. Ils refusent catégoriquement qu'un projet touristique voie le jour dans cette mine qui a été de 1924 à 1972 l'un des plus grands sites d'extraction de quartz et feldspath au Canada.

L'ancien directeur général du Centre local de développement de Papineau, Richard Charlebois, a quand même tenté de parler d'un éventuel projet. Il s'est fait rapidement répondre que ce n'était pas à l'ordre du jour de la rencontre. «Vous dites non parce que vous ne connaissez pas le projet, mais ça pourrait vous aider et non vous nuire. Avant de dire non, vous pourriez le regarder», a alors affirmé M. Charlebois aux résidents de Mulgrave-et-Derry.

Pour nous, ça s'arrête là.    

-Paulette Lalande  

Un représentant d'Arbraska, la compagnie qui gère les Cavernes La Flèche, était sur place. Il n'a cependant pas pris la parole lors de la présentation du plan.  

De son côté, pour la MRC de Papineau, la mission est maintenant accomplie. «Le but était de répondre à la demande des citoyens de Mulgrave-et-Derry qui refusent qu'un projet récréotouristique s'implante à la mine et qui désirent que le soit sécurisé», a mentionné la préfète de la MRC de Papineau, Paulette Lalande.

Elle a ajouté qu'il faudrait lancer des appels d'offres pour qu'un projet touristique se concrétise à cet endroit. «On n'est pas là du tout. Pour nous, ça s'arrête là», a-t-elle affirmé.

Pour ce qui est du dynamitage de la mine, cette option est maintenant totalement écartée.

À plusieurs reprises, le MERN a dû spécifier aux résidents de Mulgrave-et-Derry qu'il est impossible d'interdire  l'accès aux terres publiques intermunicipales, car elles sont les propriétés du gouvernement. Il est toutefois possible d'interdire l'accès à l'intérieur de la mine.

Si dans une dizaine d'années, un projet touristique voyait le jour, le MERN pourrait enlever les remblais et les barrières métalliques.