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Sylvie Goneau veut un pont interprovincial pour l’Est


Publié le 28 septembre 2017

La candidate à la mairie, Sylvie Goneau, croit que l’ajout d’un pont interprovincial dans l’est de Gatineau faciliterait les déplacements des citoyens.

©Photo TC Media - Archives

ÉLECTIONS. Au lendemain de la conférence de presse d’Action Gatineau à propos de l’est de la ville, la candidate à la mairie Sylvie Goneau a réagi en présentant à son tour sa vision pour les secteurs de Buckingham et Masson-Angers. 

Selon elle, la solution à envisager, à long terme, afin de mieux desservir l’est au niveau du transport et désengorger le trafic est la construction d’un nouveau pont entre Gatineau et Ottawa. «Il faut recommencer les discussions et remettre ce sujet-là sur la table. C’est quelque chose de vraiment important pour l’est de la ville. Il faut une vision à long terme et ça passe par un pont», affirme-t-elle. Quant à l’emplacement exact où ce pont devrait voir le jour, la candidate se dit ouverte aux propositions. «Je favorise au parc industriel, mais mon choix n’est pas arrêté. Avant même de parler où on va mettre le pont, il faut ramener les personnes autour de la table», estime Mme Goneau. Celle-ci souhaite aussi prolonger le Rapibus jusqu’au boulevard de l’Aéroport. «Les gens de Buckingham et de Masson-Angers pourront se rendre à un stationnement incitatif à l’aéroport et pourront prendre le Rapibus à partir de ce point-là. Une fois le pont construit, il y aura un arrimage avec le transport en commun qui se fera via le pont». À court terme, elle propose d’équilibrer la fréquence des lignes 93 et 95 et d’y ajouter d’autres parcours ou des lignes d’autobus supplémentaires, si nécessaire, par la suite.

On ne peut plus de se permettre de parler de transport et de circulation à l'est du secteur Hull, sans aborder le sujet du pont.

Sylvie Goneau

Toujours au niveau de la circulation routière, Mme Goneau estime qu’une nouvelle sortie sur l’autoroute 50 en direction ouest pour se rendre sur la rue Georges est nécessaire pour la sécurité des citoyens. «Que ce soit une bretelle de sortie d’urgence ou accessible à tout le monde, on doit envisager une bretelle de sortie pour les services incendie, de police et d’ambulance […] Nos services d'urgence ont besoin de cette bretelle pour ne pas être obligés de traverser le pont Brady, au centre-ville. Cela pourrait sauver des vies!», prévient celle qui aimerait réparer plusieurs routes du secteur. «Cela prolonge la vie de nos véhicules, en plus de ceux de la STO, et facilite évidemment nos transports», ajoute Mme Goneau. 

Au sujet de l’ancienne gare de Masson, la conseillère municipale croit que Gatineau doit se joindre aux efforts du milieu pour créer un projet rassembleur à cet endroit, qu’elle considère comme un élément patrimonial important pour le secteur. «Il faut le préserver et agir, cela fait assez longtemps qu'on en parle! Certains croient qu'il est impossible de le réchapper, mais je pense plutôt qu'il y a des gens talentueux qui ont le savoir-faire et des idées pour ranimer ce lieu», dit-elle en précisant que la Corporation de développement touristique Basse-Lièvre et des entrepreneurs travaillent présentement sur un projet. «Je crois que Gatineau doit participer là-dedans», affirme-t-elle au journal Le Bulletin.

Pour conclure, il n'est pas question de faire de Buckingham et Masson-Angers «un melting pot dans Gatineau», fait savoir Mme Goneau. «Ils doivent avoir eux-mêmes leur panoplie de services, de commerces et d’offres d’emploi. Il faut que ces secteurs-là puissent se développer pour qu’une prospérité s’installe et que les citoyens aient un sentiment de bien-être et de fierté pour leur secteur. En ayant les services et en étant bien desservies par la Ville de Gatineau, ils vont tout à fait être inclus dans la Ville de Gatineau», estime-t-elle en précisant que les résidents de l’Est doivent, entre autres, avoir accès à un meilleur déneigement, des pistes cyclables, des emplois et davantage d’animation dans leur secteur.