Parc à chiens : L’APCB critique le conseiller de Buckingham


Publié le 17 mars 2017

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

CHIENS. Plusieurs propriétaires de chiens se sont exprimés sur le dossier du parc Lanthier lors du dernier conseil municipal de la Ville de Gatineau.

Parmi ceux-ci, le président de l’Association des propriétaires de chiens de Buckingham (APCB), Peter Alexander, a demandé «au Conseil municipal de confier le dossier du parc Lanthier à une commission indépendante et impartiale qui cherchera à dégager un consensus quant à des solutions constructives, réalistes et durables, tout en donnant la parole à toutes les parties.» Selon lui, le conseiller municipal de Buckingham, Martin Lajeunesse, fait face à un conflit d’intérêts dans ce dossier. «Il est trop impliqué malgré lui et je ne lui en veux pas pour ça. Il est riverain du parc, donc il est voisin des détracteurs à qui on a donné beaucoup d’écoute sans jamais se préoccuper de la position des propriétaires de chiens et des utilisateurs du parc. M. Lajeunesse possède des chiens jappeux, qui malgré eux, peuvent avoir fait l’objet de plaintes de résidents», a-t-il mentionné.

Pour sa part, M. Lajeunesse affirme qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts. «C’est vrai que je reste à côté du parc et que j’ai deux chiens. Personnellement, j’aurais pas mal plus d’intérêt à ce que le parc Lanthier reste un parc à chiens. C’est un enjeu de sécurité et de respect de critères où il y a eu un manquement de la Ville malheureusement. Dans les critères, on dit que les résidences devraient être à 100 mètres du parc», dit-il en précisant que le parc Lanthier n’aurait pas dû être transformé en parc à chiens au départ, puisque les critères ne sont pas respectés. Il précise avoir reçu plusieurs courriels de résidents limitrophes au parc Lanthier, dont la sécurité était compromise en raison de la présence de chiens. «Des chiens qui étaient dans le parc ont traversé la clôture pour se rendre sur le terrain d’une madame et ils ont attaqué ses deux petits chiens», cite en exemple celui qui continuera de s’occuper du dossier. «Je juge que je travaille autant pour la sécurité des résidents que pour l’APCB, dont je suis membre pour les encourager.»

Je juge que je travaille autant pour la sécurité des résidents que pour l’APCB -Martin Lajeunesse

M. Alexander accuse aussi M. Lajeunesse de ne pas vouloir collaborer avec l’APCB. «Il a été absent à l’Assemblée générale de l’association dont il est membre. Il a été absent à l’unique séance de travail qu’on a eu avec la Ville au sujet du parc Gendron», fait savoir celui qui déplore le manque de collaboration de l’élu.  Il précise que les services municipaux collaborent bien pour leur part. Le conseiller de Buckingham n’est pas d’accord et dit coopérer avec l’APCB. «Je pense que j’ai été très transparent dans ce dossier. J’ai un peu de misère quand on me dit que je ne collabore pas. Je suis le conseiller qui a été capable de convaincre les autres conseillers d’investir 20 000 $ plus 5 000 $ de mon budget discrétionnaire pour la création d’un parc à chiens», dit il en faisant référence au parc Gendron qui doit être clôturé prochainement. «J’ai envoyé un courriel à M. Alexander pour lui dire que j’aimerais être présent lors des prochaines rencontres avec les services de la Ville. Je veux travailler pour qu’il y ait des fonds pour des aires d’exercices canins», s’engage M. Lajeunesse qui dit vouloir être un allier pour l’APCB.

La Ville de Gatineau tiendra une présentation sur la situation des chiens dans ses parcs le 28 mars. «Je vais amener un amendement pour permettre les chiens dans les parcs, à l’exception peut-être des parcs où il y a des aires de jeux pour les enfants ou peut-être qu’on pourrait les permettre en imposant une distance à respecter. Je veux aussi permettre les chiens sur les pistes cyclables comme ça se fait à Ottawa», conclut M. Lajeunesse.