Une étude pour aider les entreprises de la région


Publié le 20 mars 2017

La SADC va sonder les entreprises de la région afin de mieux connaître leurs besoins.

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

ÉCONOMIE. La SADC de Papineau mène présentement une vaste étude dans le but de dresser le portrait des entreprises et le profil des entrepreneurs de la région.

En partenariat avec la SADC de la Vallée-de-la-Gatineau et celle de Pontiac, elle analysera les réalités et les défis des entreprises régionales afin d’en dégager des constats et ajuster son offre de services en conséquence. «On a déjà plusieurs services, on en a cinq, mais on souhaite être encore plus pertinents», explique la directrice générale de la SADC de Papineau, Melissa Bergeron.

La firme SOM a été mandatée pour réaliser un sondage téléphonique d’envergure et assurer la collecte de données requises pour dresser une image complète des enjeux et besoins des entrepreneurs de l’Outaouais. «On couvre l’ensemble de l’Outaouais, à part Gatineau et Ottawa. On veut vraiment dresser un portrait régional», précise Mme Bergeron qui demande la collaboration des entrepreneurs. «C’est un sondage d’une dizaine de minutes et c’est important de prendre le temps, puisqu’on fait ça pour eux. C’est pour aider les entreprises qu’on fait ça», assure la SADC de Papineau.

On veut aller faire du lobbying pour sensibiliser les instances gouvernementales provinciales afin qu’ils adaptent leurs programmes à la réalité de nos entreprises. -Melissa Bergeron

Les résultats de l’étude seront transmis au gouvernement provincial pour le sensibiliser à la réalité économique du milieu. «Leurs programmes de financement s’adressent malheureusement souvent pas à nos entreprises. Par exemple, les programmes demandent à ce que l’entreprise ait un chiffre d’affaires d’un million $ ou 200 employés et plus, mais ce n’est pas notre réalité», dit celle qui veut faire valoir les spécificités économiques de la région auprès des décideurs pour qu’ils adaptent les programmes de soutien aux entreprises.   

Malgré que l’étude soit en cours, Mme Bergeron est déjà en mesure de faire quelques constats. «On est une région de services et aussi un peu dans le tourisme et la villégiature. On n’a pas beaucoup de manufactures et de transformation, même si on cherche à stimuler ça. […] On a de très petites entreprises à fort potentiel où c’est souvent le propriétaire qui possède l’expertise», remarque celle qui ajoute que la SADC rendra publiques les grandes conclusions de l’enquête d’ici quelques mois.