Succès inespéré aux portes ouvertes du Centre islamique de l’Outaouais


Publié le 25 mars 2017

©Photo : TC Media - Laurence Gagnon

RELIGION. Selon les organisateurs des portes ouvertes du Centre islamique de l’Outaouais, toutes les attentes ont été dépassées samedi, une journée plus que courue pour l’édifice de la rue Lois. 

«On est très content. On a eu beaucoup d’aide de dernière minute de la part des médias et on a fait une bonne campagne publicitaire sur Facebook, avec des pancartes affichées dans des points stratégiques de la ville, etc.», s’enthousiasme Abdelkarim Ouedhrefi, membre du conseil d'administration du Centre islamique de l'Outaouais.

Photo : TC Media - Laurence Gagnon

Sous le thème «Ensemble, cultivons l'ouverture et bâtissons des ponts», l'activité porte ouverte se voulait une main tendue pour briser les stéréotypes. Environ 300 curieux ont visité le Centre situé sur la rue Lois, une popularité dépassant toutes les attentes.

«Avec le contexte de ce qui s’est passé à la ville de Québec, ça nous a passé un drapeau rouge pour nous dire qu’il fallait qu’on se fasse connaître davantage et qu’on s’implique envers nos concitoyens de Gatineau.»

M. Ouedhrefi estime que les membres du Centre ont eu la chance d’échanger de belles discussions avec les visiteurs et de répondre à leurs questions. C’est le cas de deux membres des Soldats d'Odin Canada, un groupe affilié au groupe anti-immigration finlandais du même nom, qui se sont invités à la fête pour y rencontrer l’imam.

Photo : TC Media - Laurence Gagnon

«Il n’y a pas eu d’incident, ils nous ont posé des questions et je pense qu’on a eu la chance d’avoir une belle discussion avec eux. On ne s’attendait pas à leur visite.»

Pour l’occasion, plusieurs kiosques avaient été installés dans le sous-sol du Centre Islamique. Si l’on pouvait goûter à des desserts typiques du Monde arabe à un, il était possible de faire sérigraphier son nom en arabe à un autre et même d’essayer un voile à un dernier. L’activité n’a pas manqué de surprendre plusieurs curieux devant cette expérience peu habituelle.  

Photo : TC Media - Laurence Gagnon

«Les gens m’ont demandé si je suis obligée de porter le voile, s’ils peuvent le porter à l’extérieur du Centre, etc. Ils avaient beaucoup de questions, mais c’est très normal parce que c’est un choc la première fois», rigole la jeune Yosr, étudiante à l’école secondaire de l’Île.