Les popotes roulantes malgré pluie, neige et verglas


Publié le 27 mars 2017

COMMUNAUTAIRE. Rien ne les arrête, ces bénévoles aguerris, prêts à livrer un repas aux gens dans le besoin.

Les médias ont eu le droit à la meilleure démonstration qui soit, lundi matin sur le boulevard Saint-Joseph alors que se tenait le lancement de la 12e semaine québécoise des popotes roulantes.

Un tapis verglaçant s'était installé sur les artères locales, mais un groupe de citoyens du Centre d'action bénévole de Hull (CABH) a tout de même navigué entre les rues du secteur de Hull afin de donner des repas à une quinzaine de résidences.

À leurs côtés, se trouvait la députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault, qui avait accepté l'invitation à titre de bénévole honorifique, se rendant ainsi chez des personnes âgées ou en perte d'autonomie avec un dîner.

«Il ne fait pas beau dehors, c'est glissant. S'il y a une tempête de neige ou qu'il pleuve, les gens ici ne peuvent pas remettre ça à demain. Ils doivent livrer les repas», a souligné Mme Gaudreault en levant son chapeau au groupe de bénévoles qui sont en moyenne âgés de 70 ans.

Existantes depuis 25 ans tant en Outaouais qu'au Québec, les popotes roulantes demeurent toujours méconnues du public. Sous la thématique Alimenter le maintien à domicile, un repas à la fois, cette semaine tient à sensibiliser et informer la population sur ce besoin.

Du lundi au vendredi durant toute l'année, 150 bénéficiaires sont assurés d'avoir un mets sain servis à domicile à coût modique offert par le CABH.

Surtout qu'avec la population vieillissante, on s'attend à ce que la demande augmente au cours des prochaines années.

Même à vélo

Et ne vous étonnez pas si vous en voyez sur leurs guidons. Les «livreurs» ne reculent devant rien.

Depuis huit ans, on peut voir Bernard Miquelon et quelques élèves en transporter durant l'été. Alors que les classes sont finies, des jeunes adolescents sautent sur leur vélo pour faire une bonne action.

Avec leur sac orange pouvant contenir jusqu'à cinq repas, les bénévoles parcourent les rues près du Centre d'action bénévole.

«Cette idée est venue il y a quelques années. On avait vu Montréal le faire et on voulait les imiter. Après s'être renseignés et avoir donné une formation aux jeunes, on était prêts. Depuis, ça ne s'est jamais arrêté», a lancé Bernard, qui quitte sa maison à Aylmer pour venir aider un coup de main.