Sections

Le CISSSO souhaite un financement complémentaire pour le rapatriement


Publié le 20 avril 2017

Le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert

©TC Media - Yannick Boursier

FINANCEMENT. Alors qu'il s'aligne pour un déficit de 2,25 millions $ pour l'année financière, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) souhaite obtenir de l'aide supplémentaire de Québec pour continuer à pouvoir rapatrier des patients qui vont en Ontario.

Avec un mois à faire dans l'année financière, le budget du CISSSO est passé dans le rouge, notamment en raison des dépenses additionnelles liées au taux d'occupation élevé des lits d'hôpitaux et du besoin d'unités de débordement.

Même s'il préférait un surplus, le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert, ne s'inquiète pas trop du montant du déficit anticipé, qui représente moins de 1%. «L'avantage, c'est que pour la première fois depuis longtemps, on n'aura pas à faire face à des compressions pour la prochaine année financière. Ça va nous permettre de respirer un peu.»

L'autre avantage, c'est la hausse de la consommation en Outaouais, autant à l'urgence que pour les naissances. Ce qui a signifié une baisse de la consommation en Ontario et donc de bons résultats en lien avec le rapatriement des soins souhaités par le gouvernement du Québec.

Compensation

Et pour la première fois, Québec a inscrit la poursuite du rapatriement dans la liste des attentes envers le CISSSO au cours de la prochaine année. S'il n'a pas de problème avec cette attente, M. Hébert ne souhaite pas tout faire seul. Il veut de l'aide de Québec.

«On a des discussions avec Québec pour des compensations pour les services supplémentaires qui sont offerts dans la région», explique-t-il.

Le rapatriement de la clientèle a des impacts financiers sur les établissements, mentionne-t-il. C'est un des éléments qui expliquent que les établissements, avant la fusion, voyaient moins d'intérêt à travailler cet aspect.

Des services additionnels ont été annoncés pour l'Outraouais, notamment pour les naissances, qui permettent de rapatrier plusieurs personnes. Mais, les gains supplémentaires à obtenir maintenant seront plus difficiles et demanderont des mesures très ciblées. Et c'est là que l'argent pourrait aider. «Ça prend un minimum d'investissement pour aller chercher plus de rapatriement.»