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Une autre avancée de trottoir à fleurir


Publié le 21 juillet 2017

ENVIRONNEMENT. Maintenant que la situation avec la ville de Gatineau est réglée, la famille Bureau se prépare à continuer de fleurir des avancées de trottoirs et invitent les citoyens à se joindre à eux lundi soir pour en faire un nouveau.

L'événement se tiendra de 16h30 à 18h30 à l’intersection des rues Labelle et Dumas. L'emplacement exact de la prochaine avancée de trottoir est encore à être défini, mais ce sera une de celle sur Labelle. Les gens peuvent venir avec des plantes qui seront installées à cet endroit.

Le projet est né l'année dernière alors que Chloé Bureau a décidé, avec sa famille,  de fleurir l'avancée de trottoir à côté de la résidence où elle louait une chambre. «On a enlevé le gazon et on a planté des vivaces. Plusieurs ont repoussé cette année et on en a planté d'autres.»

L'idée était de mettre un peu de beauté sur ces infrastructures municipales qui servent à ralentir les automobilistes. «On était quand même chanceux parce que les nôtres sont gazonnés, indique-t-elle. Il y en a qui sont juste en béton.»

«Ça créé une dynamique sociale intéressante, ajoute sa sœur, Audrey Bureau. Les gens nous voient jardiner, et ils nous en parlent. Des fois ils font juste nous dire en roulant que c'est beau.»

Des projets semblables existent dans d'autres villes, indiquent les deux sœurs comme à Montréal et à Vancouver.

Agriculture urbaine

Hier, les deux femmes ont déploré avoir reçu un avertissement de la Ville de Gatineau disant que leur aménagement était illégal et exigent qu'ils remettent du gazon. Peu de temps après, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a indiqué avoir rectifié la situation, affirmant que ces aménagements seraient tolérés et que la réglementation serait changée par la suite.

Pour la présidente de la Commission Gatineau, ville en santé, Louise Boudrias, il n'y a aucun règlement qui interdit ce que la famille Bureau a réalisé. «Le règlement qui existe est au niveau des nuisances. Dans ce cas-là, c'est une mauvaise interprétation d'un employé qui a appelé ça une nuisance. On n'a pas besoin de rien changer.»

Les élus ont adopté plus tôt cette année une politique d'agriculture urbaine qui permettait notamment les poules et les abeilles en ville. Mais cette politique préconisait aussi l'utilisation des espaces de la Ville pour la création de potagers urbains où les gens auraient pu obtenir des produits gratuitement.

Pour Louise Boudrias, ce projet réalisé par la famille Bureau cadre exactement dans ce qui était proposé à travers cette politique