Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Jean Lafleur devra croupir derrière les barreaux

Patrick Voyer par Patrick Voyer
Voir tous les articles de Patrick Voyer
Article mis en ligne le 1 juin 2007 à 15:12
Soyez le premier à commenter cet article
Jean Lafleur devra croupir derrière les barreaux
Jean Lafleur devrait logiquement poursuivre sa carrière de publiciste derrière les barreaux…
Jean Lafleur devra croupir derrière les barreaux
Imaginons, en grands masochistes que nous sommes, que l'escroc Jean Lafleur s'en sorte sans incarcération de ce procès qui risque de lui valoir 4 ans et demi de prison. Haha…
Ne commençons pas la fin de semaine du mauvais pied et restons logique. Jean Lafleur n'est probablement que la pointe de l'iceberg, avec quelques autres qui croupissent déjà derrière les barreaux, de toute cette sordide histoire du scandale des commandites. Mais si on ne peut faire fondre cette grosse banquise sur laquelle des dizaines de phoques se sont graissé la patte sur notre dos, on peut espérer qu'elle disparaîtra sous l'eau le plus rapidement possible.

Pas pour enterrer l'histoire, non, pour faire comprendre aux scélérats, aux perroquets de couloir et aux magouilleurs de ce monde, qu'ils ne pourront pas éternellement se servir du système ultra compliqué et bureaucratisé pour se beurrer le gorgotton à coup de cigare et de whisky à 300$.

Car c'est exactement ce que Jean Lafleur et ses 1,5 millions $, qu'il a dérobés au Trésor public, a fait. Il a ri au nez des payeurs de taxes en pensant être blindé derrière quinze épaisseurs de murs de fumée. Quelle farce, mentir ainsi crûment devant la population, se payer la tête de quidams intelligents qui savaient, avant même que John Gomery ne grogne pour la première fois, que toute cette mascarade nous ferait sacrer (ça coûté cher à part de ça, merde). Et pour ajouter l'insulte à l'injure, plusieurs séquences ont été censurées pour respecter les «témoins».

C'est ce que la Défense demande encore une fois dans le procès de Jean Lafleur: que des détails de la vie de l'accusé soient tenus secrets. Comme si sa réputation n'était pas assez entachée comme ça! Pour bien boucler la boucle et pour obtenir un semblant de rétribution, la population canadienne mérite de se mettre ces détails sous la dent. Pas pour se bidonner, pour en parler, pour propager la bonne nouvelle et faire en sorte que des abuseurs de cet acabit ne poussent plus dans nos plates-bandes. Non mais, peut-on avoir la paix à la fin!? Qu'est devenue la démocratie sinon une grossière poudre aux yeux, un mot pourri qui ne veut plus rien dire?

***

Gomery a permis de clouer quelques corbeaux au piloris, mais pas les gros poissons. Ceux-là, on ne les attrapera sans doute jamais pour rester «politically correct», mais si on peut emprisonner Jean Lafleur et le cuire à feu assez chaud pour qu'il n'ait pas le goût de recommencer ou de se tirer encore dans les Îles Moucmouc, ce sera un excellent bout de chemin de fait.

Dans la vie, il faut des exemples. Quand on n'est pas capable d'en avoir naturellement, il faut forcer la note et défoncer des portes à grands coups de masse. Ici, il n'y a pas de place au pardon. Jean Lafleur a consommé du trop bon vin, il a sonné l'alerte dans tous les foyers, il a démoli la confiance des gens envers les institutions qui se disent «sérieuses», il a martelé l'appareil gouvernementale et il a enfreint la règle numéro 1 en affaires: poignarder dans le dos.

Alors espérons que la Justice saura faire oublier ses ratés des dix dernières années et qu'il s'occupera de Jean Lafleur. Bon, vous avez raison, 4 ans et des poussières pour un homme qui a volé six salaires annuels de médecin et 36 de secrétaire, c'est bien peu. Hé, on est au Québec, au Canada. Aux États-Unis, non seulement Jean Lafleur serait-il l'ennemi juré au pays, mais il finirait sa vie dans une crasseuse prison. Extrémiste comme façon de faire, j'en conviens, même notre pire ennemi ne mérite pas cela.

Tout ce que le «Gros Bon Sens» demande ici, est que Jean Lafleur n'ait pas une autre raison de rire de nous à pleine gueule.

La question du net

  • Devrait-il y avoir plus de femmes en politique?
  • Oui
  • Non

Liens