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Des arbres, une nécessité en zone urbaine

Karine Régimbald par Karine Régimbald
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Article mis en ligne le 7 juin 2007 à 8:25
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Des arbres, une nécessité en zone urbaine
La plantation d’arbres dans la ville de Gatineau semble devenue une pratique saluée par de nombreux organismes et citoyens qui ont à cœur la santé environnementale de leur habitat. Plusieurs projets en témoignent.
Vingt arbres ont pris racine sur le terrain du complexe immobilier Richer de l'Office municipal d'habitation de Gatineau le 27 mai dernier. Organisée dans le cadre de la journée «Grandir avec les arbres» d’Enviro éduc-action, cette initiative s’inscrit dans le programme de plantation de 100 000 arbres de 2006 à 2009 de la ville de Gatineau.

Une semaine auparavant, soit le 19 mai, Human-y-terre, un groupe de 16 étudiants du Cégep de l’Outaouais et du Multi-Collège du secteur Hull ont planté 1000 pins et frênes dans la forêt Boucher dans le secteur Aylmer. Parrainée cette fois par des citoyens, cette activité apporte une large contribution dans la reforestation urbaine, un élément essentiel pour les populations vivant au sein des villes ou en bordure de celles-ci.
Des rôles non négligeables
Bien que ses rôles architecturaux et esthétiques ne soient pas à négliger en territoire urbain, les arbres représentent assurément un atout majeur pour assurer une qualité de vie supérieure aux citadins. Grandement recherchés par les chaudes journées d’été, ces parasols naturels donnent de l’ombre donc de la fraîcheur à qui désire s’en abriter.
En plus de fournir un habitat pour la faune qui sillonne nos villes, les arbres offrent des avantages environnementaux considérables. En fait, ils jouent un rôle déterminant dans la qualité de l’air que nous respirons.
Des filtres à air naturels
Les problèmes respiratoires sont bien connus lors des longues périodes de smog en saison estivale. Ces nuages de pollution se font voir au-dessus des paysages urbains.
L’augmentation notoire des cas d’asthme dans les dernières années constitue un exemple de certaines des conséquences des rejets de divers polluants dont le dioxyde de carbone de l'atmosphère, ainsi que l'ozone, le monoxyde de carbone et l'oxyde d’azote et le dioxyde de soufre. En fait, l’activité humaine est directement responsable de la recrudescence des troubles de santé des jeunes et des moins jeunes.

Grâce à ses feuilles, les arbres filtrent l'air que nous respirons en retenant la poussière et les autres particules en flottaison dans l’air. Par la photosynthèse, les feuilles absorbent les matières nocives pour l’environnement. En retour, elles rejettent de l'oxygène, une constituante fondamentale à toute forme de vie sur terre.

Lors des journées d’intense canicule, la lumière du soleil, additionnée à la chaleur, transforme vite les polluants présents dans l’air en divers composés chimiques hautement plus nocifs. Dans leur travail de filtration, les arbres décomposent ces matières volatiles extrêmement néfastes en éléments moins dommageables.
Des avantages économiques
Les arbres en milieu urbain sont de véritables climatiseurs. L’ombre procurée par leur feuillage aide à réduire l’effet de l’îlot thermique urbain, c’est-à-dire le taux de chaleur émanent d’une ville par la présence d’asphalte et de bâtiment qui absorbe la chaleur pour augmenter de trois à 10 degrés Celsius la température ambiante. Placés près des maisons, ces climatiseurs naturels peuvent réduire de 25 à 50% le coût de la climatisation en période estivale. En hiver, les arbres font aussi leur part puisqu’ils abaissent le coût du chauffage de 10 à 15% en raison de l’effet brise-vent qui protège les maisons des forts vents glaciaux.
La participation citoyenne
Pour réduire les effets à long terme sur l’environnement, des mesures doivent être prises dans l’immédiat. La survie de l’espèce humaine y est profondément associée. Eh non ! Ces prévisions ne sont malheureusement pas réservées aux alarmistes de ce monde, mais bien à tous ceux qui se préoccupent de leur avenir.
Ainsi, la participation citoyenne est primordiale pour encourager les villes à élaborer des plans de reforestation urbaine. En plus de développer un sentiment d’appartenance chez les citoyens, ce genre d’activités nourrit les sols de la ville en nutriments plutôt qu’en béton et ils réduisent la propagation de polluants qui causent l’effet de serre. Un pas de géant pour la santé, la qualité de vie et le bien-être de la planète !

Quelques statistiques…

Selon le Service canadien des forêts et la Fondation canadienne de l’arbre :

Un hectare d’arbres plantés en zone urbaine peut éliminer 15 tonnes de smog, l’équivalent de 77 automobiles roulant une moyenne de 16 000 km par année.

Les arbres fournissent suffisamment d’oxygène pour quatre personnes pendant une journée.

Les arbres peuvent absorber jusqu’à 7 000 particules de poussière par litre d’air se transformant ainsi en véritables purificateurs d’air.

Les chercheurs estiment qu’un arbre planté en ville peut retenir jusqu’à dix fois plus de carbone qu’un arbre de campagne.

Pendant 80 ans, un arbre canadien moyen absorbe environ 200 kg de gaz carboniques, et ce, en plus de l'ozone, de l'oxyde d'azote, des particules et du dioxyde de soufre, les principaux gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement climatique.

Karine Régimbald

Enviro Éduc-Action

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