Pour bouger son été…
Un medley des hits des planchers de danse, des plus grands classiques des feux de camp et des incontournables des roadtrip de jeunesse, voilà à quoi ressemble Summertime, la revue musicale présentée tout l’été au théâtre du casino du Lac Leamy.
Le théâtre aurait d’ailleurs eu avantage à se doter d’une piste de danse pour l’occasion, car c’est bien l’espace, et non l’envie, qui manquait pour que les gens se lèvent et accompagnent les Véronique Claveau, Audrey Gagnon, Cindy Daniel, Rick Hugues, Franck Julien et Matt Laurent dans leurs pas de danse.
Le public a toutefois pu joindre sa voix lors de l’interprétation des succès contagieux comme Born in the USA, California Girls ou La Vida Loca.
L’énergie à revendre de deux anciennes stars-académiciennes
Oubliez les préjugés face aux vedettes préfabriquées des téléréalités. Véronique Claveau et Audrey Gagnon démontrent non seulement la puissance de leur voix, mais aussi leur capacité de jouer et surtout, le plaisir qu’elles ont d’être sur scène.
Dès la deuxième pièce de la soirée, l’incontournable Summer of 69, Audrey Gagnon laisse paraître une joie qui se ressent à des mètres à la ronde. Mais c’est quand elle interprète Respect qu’on la sait dans son élément. Et le public qui était sur place ce soir a également eu la chance de l’entendre interpréter, dans un segment improvisé et donc qui variera de soir en soir, le hit des 4 non-blondes, What’s Up, dans une voix identique à l’original.
Difficile d’en dire autant de Cindy Daniel, qui, malgré une interprétation juste et impressionnante du succès de Céline Dion I drove all night, semble mal à l’aise sur scène, et surtout dans ses pas de danse.
Matt Laurent a reçu un double mandat, celui d’être à la fois interprète et guitariste. Amateur avoué des Beach Boys, il excelle dans l’un comme dans l’autre, et sa voix unique est mise en évidence, tout comme le son les voix incomparables de Rick Hugues et Franck Julien.
Accompagnée de cinq musiciens, dont une saxophoniste et un trompettiste tout aussi énergiques qu’eux, la troupe se donne sans compter pendant une heure trente.
Ironiquement, le seul moment mort du spectacle est celui où l’on présente la pièce titre de la soirée, Summertime. Une ballade insuffisamment connue et mal placée entre deux hits qui bougent.