Un lancement unique en son genre pour Jonathan Painchaud
Difficile d’être à plusieurs endroits en même temps? Pas pour Jonathan Painchaud, qui a décidé de parcourir dix villes, en 48 heures, question de lancer en grand son nouvel album, Qu’on se lève. Entre Rouyn-Noranda et Sherbrooke, il a fait un arrêt ce matin à Gatineau, le jour même de la sortie officielle de l’album en magasin.
«Je me sens soulagé, nerveux, anxieux, fatigué», a admis d’entrée de jeu l’auteur-compositeur-interprète, que plusieurs associent encore au défunt groupe Okoumé.
Qu’importe la fatigue et les blancs de mémoire, Jonathan Painchaud était prêt à rencontrer les médias, mais aussi ses fans, et à leur présenter quelques extraits de l’album à chacun de son passage.
«On voulait faire les choses différemment, prendre la partie qui ressemble le plus à une vraie "job" (la promotion) et virer ça en party! Maintenant que je suis dedans, je ne pense pas à la fatigue, je savoure chaque minute.»
La tournée promotionnelle a beau être unique en son genre, l’album, lui, reprend un son qu’on associe aisément à Jonathan Painchaud. «Il n’y a pas grand-chose que j’ai fait dans ma vie qui me ressemble plus que cet album-là», note d’ailleurs le chanteur.
On y découvre un son à la fois rock et folk, sur des textes qui racontent des histoires de la vie quotidienne, des anecdotes vécus pas plusieurs. Des textes qui ont été écrits avant que la musique ne les accompagne.
«Ce sont des thèmes aux attraits rassembleurs, universels. Combien de gens aimeraient parler aux personnes qui leur sont proches, mais qui ne savent pas comment le faire, qui ne trouvent pas les mots ou le temps?», s’interroge celui qui admet avoir mis tout son cœur dans ces chansons.
Un album à la fois personnel et universel donc, dont le premier simple Mes vieux chums donne le ton. D’autres histoires, comme celle racontée dans Salut mon frère, Belle ballerine et Haschich collent à la vie de Jonathan Painchaud, mais aussi à celle de bien d’autres.
Bien qu’aujourd’hui, il présente des mini-spectacles à chacun de ses arrêts, ce n’est qu’en 2008 que Jonathan Painchaud ne remontera sur les planches officiellement. Un délai qui lui permettra sans doute de peaufiner encore plus la chimie qui se tisse entre lui et ses musiciens, avec qui il joue depuis peu. «C’est comme une nouvelle relation, c’est bon à chaque fois!», rigole-t-il à ce sujet!