Les prochaines élections fédérales se dérouleront sous le spectre de la guerre en Afghanistan pour Stephen Harper…
Des élections qui sentiront la poudre à canon
Je parie ma chemise et celle de mon plus joli fantasme que les prochaines élections fédérales se joueront sur un champ de bataille; la guerre en Afghanistan sera le principal enjeu et la dernière pensée des citoyens quand viendra le temps de s'isoler le crayon…
La politique est un jeu, un sport. Alors pour l'emporter, ça prend une stratégie, un talon d'Achille sur lequel tirer un carquois complet, des tactiques pour déstabiliser l'adversaire et le faire tomber dans l'oubli.
Aux dernières urnes, Paul Martin a payé cher les affres de son parti en laissant son trône aux Conservateurs. Les Commandites (holà, une lettre majuscule!) furent ce si convoité talon (et non tendon) d'Achille et causèrent la perte de ceux qui pensaient tromper ad vitam l'opinion publique - qui en passant, multiplie les adultères si elle est bien aguichée.
*Au fait, vous saviez que toute cette machination historique entourant le talon de ce si musclé Achille n'était en fait qu'une campagne publicitaire? En effet, les producteurs du film Troie auraient, selon des sources bien cachées dans les palmiers hollywoodiens, parafé une entente avec une bijouterie célèbre pour vendre plus de chaînes de cheville. Paraît-il que cet apparat ne plaît qu'aux femmes et que la compagnie, dont-il-ne-faut-révéler-aucun-détail, viserait la clientèle metrosexuelle. Étrange.*
Donc, le public, écoeuré de voir des Unes de journaux et de bulletins de nouvelles consacrées aux soldats canadiens décédés dans une guerre dont personne ne connaît les tenants et aboutissants, saura faire parler sa mine de crayon… et de cochon. Quand? Détail. C'est le «pourquoi» qui importe et qui nous rappelle que la politique, Dieu ait son âme s'il ne l'a pas vendue à l'Encan Larose, est tombée de son piédestal scientifique.
En 2007, les gens élisent pour avoir de l'argent dans leur poche et pour avoir la sainte paix. Ils se sont fait voler, disent-ils, par les libéraux? Ils les mitraillent. Ils n'aiment pas voir le sang couler à la télé? Ils maugréent et se vengent déjà de cette franche camaraderie qui lie le premier ministre Harper et le très surveillé George W.
*Au fait (marqueur de relation abusif qui annonce une anecdote savoureuse et dénuée d'intérêt pour le sujet principal), W a été très impressionné par les billots du Château Montebello et par le talent de notre ambassadeur culturel Jean-Yves Guindon. Il serait même parti avec une toile dans ses bagages… après l'avoir attrapée au lasso et passée au détecteur de métal…*
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Le sommet de Montebello. Décevant. Pas assez de manifestants (c'est loin l'Outaouais, hein?, et à force de se river le nez sur les grilles doublées de barbelé, on se tanne), plus de gastronomie que de discussions, aucune grosse décision prise. À croire que les chefs d'État voulaient prendre des vacances pépères en voyant des hurluberlus s'échauder derrière des «malabars à micro dans l'oreille»!
Ma collègue Jessy Laflamme a effectué un travail formidable en couvrant le Sommet, formidable, mais c'est pas facile de dénouer les intrigues internationales. Surtout quand ça stagne et qu'on vous prend vous-même, serviteur du peuple, pour un manifestant… Paranoïa, que t'arrive-t-il un mois avant le 11 septembre?
Bref, bien des écrits, des reportages, mais peu de réponses. Une fois qu'un dirigeant a fait son idée, difficile de le faire changer. Et en ce qui concerne celles des trois leaders nord-américains, parions que le poids de l'Oncle Sam fait toujours sauter la balance. Alors, plus ça change, plus c'est pareil.
Les Canadiens, contrairement aux Américains qui, selon des sources bien placées dans le domaine des élections frauduleuses, se seraient fait avoir, pourront se révolter contre la guerre en choisissant de faire résonner leur voix. Et si ce n'est la guerre, ce sera autre chose.
Qui sait, peut-être qu'un député du Bloc aura la chance de sauver Cédrika et une vague de sympathie s'emparera du pays tout entier.
Ouf… cette fois, je ne parierais pas ma chemise! Pour la vague de sympathie, pas pour Cédrika, car je rêve du jour où on la retrouvera saine et sauve!