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Jean Lapointe en «colocation» de scène avec son fils!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 18 septembre 2007 à 11:35
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Jean Lapointe en «colocation» de scène avec son fils!
Jean-Marie et Jean Lapointe en duo père-fils sur une scène? Tout se peut dans la vie!
Jean Lapointe en «colocation» de scène avec son fils!
Saviez-vous que Jean-Marie Lapointe a habité en appart avec son père pendant trois ans? Cet épisode loufoque de leurs vies a été le point de départ du spectacle Faces à farces, dont les pointes intergénérationnelles fusent évidemment de partout!
«On a été colocs pendant trois ans, soutient Jean Lapointe. Lui, c’est un athlète, il se lève et il fait de l’exercice, il mange une grosse salade pour déjeuner et du tofu, alors que moi, je bois mon café, je fume et je lis mon journal.»

Facile d’imaginer le reste dans cette niche où les deux pitous se chamailleront à qui mieux mieux; surtout quand la mise en scène est signée François Léveillé, un des humoristes québécois qui décrit le mieux les relations humaines et les petits tracas du quotidien. Durant 1h40, sans entracte faut-il le préciser, les Lapointe se renvoient la balle dans un show qui penche plus du côté du stand-up que de la théâtralité. «Il y a bien quelques scénettes qui font penser au théâtre, mais c’est plus profond, c’est pas gratuit…»

Le rideau se lève, deux pianos sont sur la scène. «C’est Jean-Marie qui réchauffe la salle au piano en chantant qu’il rêvait de partir en tournée avec son père… avec tout ce que ça comporte, ironise le sénateur. Il parle des années 70 en disant que là, c’est pareil, mais que son père a maintenant 70 ans pour vrai! C’est comme ça du début à la fin, on a vraiment du plaisir, vous avez pas idée! On a souvent de la misère à s’empêcher de rire!»

Les fans de Jean Lapointe et de Daniel Lemire se rappellent sûrement d’un des plus grands classiques du Festival Juste pour rire, où le comédien incarne un pianiste «chaudasse» qui accompagne le crooner raté Alain Belisle, alias Daniel Lemire. Eh bien, les fous rires n’ont pas arrêté, de sorte que le numéro prévu de cinq minutes en a duré plus de huit, improvisations et manque de discipline à l’appui! Jean Lapointe cultive toujours ce sens du punch, mais cette fois, la «victime» est son fiston.
Amour père-fils
Comment est-ce de jouer avec son fils? «J’aime ça, car il m’impressionne beaucoup, il est très minutieux. Je m’attendais à ce qu’il soit correct, mais il est plus que correct!», avoue le paternel, qui se plaît à jouer les vieux bougons.

Pourquoi?
«Je veux qu’il s’en aille pour faire ma vie à moi. De là tous les conflits et les comparaisons. Et lui qui veut toujours me donner des médicaments!» Ah, si Jean-Marie comprenait que le meilleur médicament pour son père serait qu’il lève les pattes…

Mais attention, ce n’est pas par manque d’amour qu’il se tiraille avec son rejeton. «Si ce spectacle-là aura servi à ce que quelques personnes parlent ou visitent leur père, on aura rempli notre mission», lance Jean Lapointe en toute simplicité.

Car même si le grognon se sent parfois nostalgique du temps où, de son propre aveu, les femmes accourraient quand il claquait des doigts (!), son réel intérêt est l’accolade qu’il fait à Jean-Marie lorsque leurs tirades se taisent. Debout, devant un public que Jean Lapointe retrouve avec émotion, le duo représente une tangente des miracles que Cupidon peut engendrer…
«Faces à farces» est présenté le 4 octobre, à 20h, à la salle Odyssée. Infos: 819 243-2525, www.maisondelaculture.ca.

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