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Le vélo pourrait se greffer à l'autobus au centre-ville

Une idée européenne qui pourrait s'implanter au Québec

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 25 septembre 2007 à 8:54
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Le vélo pourrait se greffer à l'autobus au centre-ville
La bicyclette a déjà une place importante dans le projet du Rapibus, avec la piste cyclable intégrée, mais pourrait prendre encore plus d'ampleur
Le vélo pourrait se greffer à l'autobus au centre-ville
Une idée européenne qui pourrait s'implanter au Québec
La Société de transport de l'Outaouais (STO) examine la possibilité d'implanter un projet de stationnement sécurisé pour bicyclette qui donnerait plus de choix aux utilisateurs du transport en commun.
Cette idée a germé à la suite de la visite de la STO avec l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ) en Europe au printemps dernier, visite à laquelle a participé la présidente de la STO, Louise Poirier.

C'est lors d'une de ces visites que les sociétés de transport ont vu ce grand stationnement sécurisé au centre-ville où les personnes intéressées peuvent laisser un vélo, qu'elles prennent pendant la journée pour se déplacer au centre-ville. Ils peuvent ainsi éliminer la voiture et se rendre au centre-ville en autobus.

Un projet qui cadre bien avec la STO qui regarde depuis quelques années comment elle peut intégrer le vélo à son mode de transport. «Il faudrait accentuer toute cette combinaison-là, souligne Louise Poirier. On a déjà des rencontres avec des groupes de vélo.»

On pourrait donc implanter un stationnement protégé à l'entrée de l'Île de Hull, par exemple, qui serait le lieu de rassemblement des autobus du secteur. Les gens, en débarquant de l'autobus, iraient chercher leur vélo et pourraient ainsi se promener dans les rues de l'Île de Hull. Cette formule serait plus avantageuse que le projet de support à vélo sur les autobus qui est en réflexion à la STO.

Louise Poirier indique aussi que ce projet aurait des retombées importantes sur le Rapibus, qui intègre aussi le vélo avec sa piste cyclable. «Ça nous permettrait de favoriser le transfert d'un mode de transport à l'autre.»

Si bien que les sociétés de transport ne doivent plus être vues seulement comme des gestionnaires d'un réseau d'autobus. Elles doivent devenir des gestionnaires de déplacement des utilisateurs, intégrant plusieurs modes.
Rapibus: gage de succès
D'ailleurs, à son retour d’Europe, la STO est encore plus certaine que le projet de Rapibus est la façon la plus efficace d’améliorer le transport en commun dans la ville de Gatineau. Les représentants de la région ont eu l'opportunité d'examiner des projets semblables en Europe.
«On a vu que les moyens de transport en commun doivent se faire en site propre, indique Louise Poirier. À Strasbourg, les gens prennent leur auto et vont dans un stationnement incitatif et prennent l'autobus pour se rendre en ville. Depuis 1993, il n'y a presque plus d'autos au centre-ville. Deux modes de transports sont utilisés: le vélo et la marche.»

D'autres villes utilisent aussi le stationnement incitatif dans leur mode de déplacement et les placent à l'extérieur des villes, pour diminuer encore plus le nombre de voitures à l'intérieur des villes, et non seulement au centre-ville.

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