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André St-Jacques partage sa passion du badminton

Un des piliers de ce sport en Outaouais qui travaille souvent dans l'ombre

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 28 septembre 2007 à 9:03
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André St-Jacques partage sa passion du badminton
André St-Jacques partage son amour du badminton depuis des années avec l'ARBO, notamment comme entraîneur des plus jeunes athlètes. (Photo: Yannick Boursier)
André St-Jacques partage sa passion du badminton
Un des piliers de ce sport en Outaouais qui travaille souvent dans l'ombre
Travailleur acharné et professeur efficace, André St-Jacques a aidé le badminton à se faire une place importante en Outaouais, sans jamais chercher les lauriers pour le travail accompli depuis plus de 25 ans.
Homme de l'ombre, il est le fidèle bras droit du président de l'Association régionale de badminton de l'Outaouais, Claude Tessier, depuis toutes ses années. Avec son frère Marc St-Jacques et Claude Tessier, ils forment le triumvirat du badminton en Outaouais.

D'ailleurs, les trois ont passé presque toute leur vie ensemble, puisqu'ils se connaissent depuis la maternelle. «J'ai commencé à jouer au badminton avec Claude quand j'avais 14 ans», note André St-Jacques.

Et ce fut le début d'une longue aventure. Après avoir joué comme adolescent, il a continué son parcours une fois adulte, jusqu'au moment où il a commencé à s'impliquer dans la gestion du club de badminton. Sans surprise, c'est en raison de Claude Tessier qu'il a pris cette place.

«On avait commencé comme administrateur, indique-t-il. Et puis Claude a pris la présidence et on l'a suivi. On ne voulait pas que Claude en prenne trop sur ses épaules, c'est pour ça qu'on a décidé de l'aider.»

Près de 25 ans plus tard, André St-Jacques est toujours là, avec beaucoup de travail à son tour sur les épaules. Un travail qu'il fait en arrière scène, sans chercher les projecteurs. «Claude a la parole plus facile, affirme-t-il. Moi, ça ne m’offusque pas de ne pas être à l'avant-scène. En autant que le travail est fait.» Et le travail d'André St-Jacques est connu et surtout reconnu par les gens qui militent dans le domaine du badminton.

Ce dernier est d'abord et avant tout un entraîneur pour les jeunes joueurs depuis des années. Il enseigne aux jeunes de 8 à 11 ans et ils les préparent à la prochaine étape, le Club élite de badminton de l'Outaouais (CEBO).

«Quand on a pris la direction du club, on a su à un moment qu'on pouvait réserver des gymnases et donner des cours, explique André St-Jacques. On a décidé de commencer les cours pour les plus jeunes. On partait de rien. Il fallait monter les cours, trouver l'équipement. Et nous, on était des joueurs de badminton. On n’avait jamais été entraîneur. Au fil des ans, on s'est amélioré en apprenant sur le tas.»

Le travail des trois hommes a pourtant porté ses fruits et la formation n'a pas cessé de croître, passant de 25 jeunes au début à plus de 200 jeunes par session de nos jours. Ce succès est à la base du badminton en Outaouais, croit M. St-Jacques.

«En partant les jeunes en bas âge, on réussit à avoir une bonne relève pour notre équipe élite, note-t-il. C'est pour ça que le CEBO est devenu si fort. On commençait à donner des cours aux jeunes. Avec ça, on s'est démarqué des autres régions.»

Il souligne d'ailleurs la fierté qu'il a de voir ces anciens jeunes du badminton, maintenant rendus des adolescents, obtenir du succès sur la scène provinciale. Entre autres, la performance de l'équipe de l'Outaouais cet hiver aux Jeux du Québec, qui a complètement dominé la compétition, l'a marqué. «J'étais content pour ces joueurs-là qui ont continué leur bon travail. Pour moi, l'important c’est qu'ils aient continué. Ce n'est pas toujours évident de garder l'intérêt.»
L'amour du sport
Outre son rôle d'entraîneur, André St-Jacques s'occupe aussi de l'organisation de différents tournois et galas qui se tiennent dans la région. Un travail qui le tient occupé parce que l'Outaouais est la région où il y a le plus d'activités organisées par l'Association de badminton.
C'est pour cette raison que l'ARBO gagne depuis des années le prix provincial des réalisations en région. Mais ce n'est pas pour les prix qu'André St-Jacques fait tout ce travail avec ses acolytes. «On a comme mandat de faire la promotion du badminton dans la région. On est content que ça fonctionne, que les gens aiment ça.»

C'est vraiment l'amour qu'il a pour ce sport qui l'amène à faire tous ces travaux. «C'est un sport que l'on aime beaucoup, qui n'est pas dispendieux. Ce dont je suis le plus fier de mes années, c'est que les gens aient pu découvrir ce sport et le pratiquer aujourd'hui.»

Tout ça grâce au travail du triumvirat du badminton Outaouais. «On a réussi à implanter un nouveau sport qui était pratiquement inconnu et à implanter une structure, avoue André St-Jacques. On a fait connaître le badminton dans la région.»

Une réalisation qui n'est pas simple, mais qui a été facilitée par la nature même du sport, avoue André St-Jacques. «Ce que j'ai fait avec le badminton, je n’aurais pas été capable de le faire avec le hockey, par exemple. Moi, la critique, j'ai de la misère avec ça. En badminton, soit les gens ne s’y connaissent pas et laissent la place aux entraîneurs ou s'ils s'y connaissent, ils savent ce qu'on fait.»

Aurait-il été capable de faire le même travail seul ? «Je ne pense pas que ça aurait été la même chose, affirme-t-il. Ça demande trop de travail. Chacun de nous a apporté quelque chose.» Mais il serait capable de continuer, même sans ses acolytes. «Probablement que ça continuerait, indique-t-il. Mais il faudrait trouver un Claude Tessier #2.»

Dans son cas, il n'est toutefois pas question de retraite pour le moment, du moins tant que la santé sera présente. «Je ne suis pas encore rendu à me dire que ça ne me tente pas quand arrive la saison», avoue André St-Jacques.

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