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McGowan nie toute implication…

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Article mis en ligne le 25 septembre 2007 à 17:57
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McGowan nie toute implication…
Christopher McGowan n’en était pas à ses premières armes en matière d’incendie quand il a mis le feu à la Plaza Glenwood le 6 juillet 2005. C’est du moins ce qu’a tenté de démontrer le procureur de la Couronne, Me Pierre Desrosiers, en appelant à la barre des témoins deux amis de l’accusé qui auraient été témoins d’autres activités pyromanes de McGowan. Des témoignages que l’avocat de la défense a tôt fait de remettre en doute.
Kyle Pillow se souvient d’avoir rencontré l’accusé dans un stationnement de la rue Frank-Robinson le 27 mars 2004. Ce dernier lui a demandé s’il avait vu ce qu’il avait fait, et c’est ainsi que le témoin a remarqué qu’une voiture brûlait à quelques centaines de pied plus loin et que deux autres voitures avaient subies des dommages en raison de la fumée.

Le 4 septembre 2004, le même témoin a vu l’accusé, tenant dans ses mains une bouteille en plastique contenant un liquide jaunâtre. M. Pillow était alors en direction du centre de conditionnement physique Florida. Après s’être enregistré comme membre, une démarche qui a demandé tout près d’une demi-heure, selon le témoin, il est ressorti du commerce et a vu le conteneur à déchets, situé tout près du Super C, en feu.

Puis au matin du 6 juillet, le témoin a à nouveau croisé l’accusé, qui était à l’époque un ami. Il lui aurait demandé ce qu’il avait fait la veille et s’il avait quelque chose à voir avec l’incendie qui a complètement détruit la Plaza Glenwood, mais l’accusé lui aurait répondu que non. Le témoin a toutefois mentionné que l’accusé avait l’air nerveux à ce moment-là, jetant des regards un peu partout.

Une autre connaissance de l’accusé, ami au moment des faits, a raconté au jury à quel point McGowan était excité, le 4 septembre 2004, quand il lui a parlé du feu qui avait pris naissance dans le conteneur à déchet situé à proximité du Super C. L’accusé lui aurait également dit n’avoir jamais couru aussi vite de sa vie. «J’imagine que quelqu’un le chassait», a mentionné le témoin.

L’avocat de la défense, Me Jean-Luc Paris, a tôt fait de mettre en doute la crédibilité de ces deux témoins, d’abord en comparant deux versions différentes du témoignage de Kyle Pillow, puis en faisant état du dossier criminel de Jason Gibeault, référant à diverses accusations d’assaut pour lesquelles il a plaidé coupable.
Vidéo de l’interrogatoire
En après-midi, la Couronne a présenté tout près de trois heures d’interrogatoire, enregistrées au moment de l’arrestation de McGowan le 4 août 2006. L’accusé, alors âgé de 19 ans et qui n’allait pas à l’école et qui était sans emploi, raconte être allé au cinéma voir La Guerre des Mondes lors de la soirée précédent les événements de la Plaza Glenwood, en compagnie de quelques amis.
Il est ensuite allé chez un ami, avant de rentrer chez lui vers 1h20 du matin. Ce n’est que le lendemain matin que sa mère l’aurait mis au courant au sujet de l’incendie.

Tout au long de cette première partie d’interrogatoire, McGowan nie toute implication avec les incendies qui ont été allumés le 27 mars et le 4 septembre 2004, ainsi que le 6 juillet 2005. Il demande même qu’on lui fasse passer le test du détecteur de mensonges, se disant prêt à payer pour le passer.

À la question de la sergent-détective Mireille Piché quant à savoir s’il avait des amis, McGowan répond simplement: «Je ne leur parle plus».

Et tandis que la sergent-détective quitte la salle d’interrogation quelques instants, Christopher McGowan en profite pour prier: «Non, ce n’est pas moi, je peux vous l’assurer, dit-il, alors seul dans la salle. Dieu, tu le sais. Pourquoi je ferais une telle chose? C’est stupide.»

Mercredi, le jury entendra les quelques deux heures restantes à l’interrogatoire. M. Charbonneau, l’enquêteur chargé du dossier, sera également appelé à la barre des témoins.

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