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Réconciliation entre Marie-Charline Fouccroulle et Beethoven

En spectacle, le 5 octobre à la Maison de la culture

Marie-Eve Bouchard par Marie-Eve Bouchard
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Article mis en ligne le 27 septembre 2007 à 16:02
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@BV:Marie-Charline Fouccroulle en pratique exclusivement pour Info07.com. (Vidéo:Marie-Ève Bouchard)
Réconciliation entre Marie-Charline Fouccroulle et Beethoven
En spectacle, le 5 octobre à la Maison de la culture
Marie-Charline Fouccroulle a quitté l'Outaouais il y a maintenant 10 ans pour poursuivre sa carrière et son apprentissage à Cologne en Allemagne. Aujourd'hui, la virtuose du piano est de retour dans son patelin pour proposer un concert solo et une conférence qui rendra hommage à un maître qu'elle vient à peine de redécouvrir, Beethoven.
Pour son passage à la Maison de la culture de Gatineau le 5 octobre prochain, Marie-Charline proposera deux sonates du compositeur. Alors que ce dimanche, 30 septembre au Conservatoire de musique de Gatineau à 14h, elle se transformera en conférencière pendant 90 minutes pour approfondir cette idée entre le côté révolutionnaire et classique de Beethoven. Elle appuiera ses propos d'exemples au piano et interprétant, si le temps le permet, une de ses sonates.

«C'est un peu comme des retrouvailles pour moi avec le grand compositeur. J'avais arrêté de le travailler depuis des années», rappelle la musicienne. Elle avait même été jusqu'à quitter la scène pendant un concert où elle devait interpréter une pièce de Beethoven. «À l'époque, je ne sentais pas d'affinité avec lui alors que je me suis toujours sentie plus près de Schumann par exemple.»

Étrangement, c'est en revenant à Beethoven, il y a trois semaines en Italie sous l'invitation d'un de ses professeurs, John O'Connor, qu'elle a senti le courant et les ressemblances qu'ils pouvaient y avoir entre elle et le grand compositeur. «Plus les jours passaient plus ça devenait intense. Plus j'entreprenais un voyage seule au cœur de l'œuvre de Beethoven», raconte Mme Fouccroulle. À elle seule, elle a trouvé les chemins pour rendre ce compositeur plus facile d'accès.

«On retient beaucoup de Beethoven son caractère de cochon, celui qui s'engueulait avec ses amis. Mais, il avait aussi un humour particulier, il était plutôt pince-sans-rire comme on dit! Et on retrouve cette touche dans ses œuvres. Malheureusement ce n'est pas l'image que l'histoire a retenue de lui. Il avait aussi un tel amour pour la musique! On dit qu'à un certain moment de sa vie, il avait songé à mettre fin à ses jours, notamment à cause de sa surdité qui devenait de jour en jour plus importante. Mais ce qui l'a retenu, c'est qu'il sentait qu'il n'avait pas tout donné à la musique. De son vivant, il était très conscient qu'il y aurait qu'un seul Beethoven.»

Alors qu'elle franchira le cap de la trentaine dans les prochains jours, Marie-Charline Fouccroulle est en pleine période de réflexion. «Disons que je réfléchis à ce que j'ai fait et à ce que je veux faire au cours des dix prochaines années.» Bien sûr, il y a l'enseignement qui se dessine à l'horizon alors qu'elle se prépare à prodiguer son savoir à des jeunes étudiants en Belgique à raison de deux jours semaine. «Mais, je demeure prudente avec l'enseignement. Je réalise aussi que je veux continuer à m'épanouir en tant qu'interprète. Je sais que j'ai des qualités, que j'ai acquis beaucoup au cours des dernières années, mais je ne suis pas au maximum de mes capacités.»

Chose certaine, dans tout ce processus de réflexion, l'interprète n'a en rien perdu sa flamme pour son instrument: le piano. «Peu importe ce que je vis, lorsque je me retrouve devant un piano, c'est à ce moment-là que je me sens le plus en contact avec mon moi intérieur. Que ce soit une peine d'amour, un espoir qui ne s'est pas réalisé ou une joie intense, c'est lorsque je me retrouve derrière mon instrument que je me laisse aller, que je pleure… » Et même en période de grand stress, comme avant un concert, c'est toujours devant le piano qu'elle retrouve sa concentration, aussi étrange que ça peut paraître. C'est ce qu'elle fera d'ailleurs quelques heures avant de grimper sur la scène de la Maison de la culture…
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