Le ministre Benoît Pelletier était de passage en Outaouais vendredi et a rencontré les joueurs du Phénix.
Une nouvelle vision pour le AAA
Les joueurs du Phénix de la Polyvalente Nicolas-Gatineau ne pourront plus se contenter de performer sur le terrain. Avec l’implantation de nouvelles façons de faire, les athlètes devront d’abord démontrer leur savoir-faire…dans la salle de classe.
L’école a entres autres mis sur pied un système de conséquences stricts, qui prévoit des périodes de récupération obligatoires et des suspensions d’entraînements ou de matchs lorsqu’un athlète-étudiant a un comportement jugé inacceptable en classe ou qu’il ne réussit pas à obtenir des résultats scolaires satisfaisants.
«La réussite scolaire va passer avant la réussite athlétique. Un joueur a beau compter 30 points par match, s’il ne réussit pas ses cours, ça passe pas», explique Jean-François Allard, qui est à la fois entraîneur-chef pour l’équipe masculine juvénile AAA et professeur de mathématiques en secondaire 1 et 2.
Ce dernier offrira également un encadrement scolaire supplémentaire aux élèves de secondaire 1 et 2 qui sont dans les classes basket, un programme qui permet de former les jeunes qui prendront la relève au sport-étude une fois atteint l’âge du secondaire 3.
«Pour être admis au programme sport-étude, ça prend des performances scolaires, explique Claude Beaulieu, directeur de la polyvalente. En ayant un bon encadrement dès le départ, ça va aider.»
Un nouveau directeur technique d’expérience
Le Phénix pourra aussi compter cette année sur la présence d’un nouveau directeur technique qui cumule les années d’expérience dans le domaine et qui sera en mesure d’apporter une vision extérieure au programme.
Robert Butler est entraîneur-adjoint pour l’équipe féminine des Gee Gees de l’Université d’Ottawa. Il cumule non moins de 39 années d’expérience en tant qu’entraîneur au basket.
Sa nouvelle tâche chez le Phénix, il la décrit comme «un animateur des animateurs!». «Dans un programme qui est en évolution, c’est d’essayer de créer une philosophie, d’augmenter l’intérêt qu’il y a dans le basketball et le sport scolaire», explique-t-il.
En tant que directeur technique, il aura comme mission d’encadrer les entraîneurs, mais aussi de faire le lien entre ceux-ci et les parents des athlètes.
En ce qui concerne les joueurs, il espère leur faire comprendre une chose: «Un des gros problèmes, c’est que tous les jeunes rêvent de faire carrière dans le sport. Moi je leur dis: "Le basket c’est la queue, l’école c’est le chien. Et la queue ne branle pas le chien, c’est le contraire."»