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Un diagnostic d’autisme et de retard intellectuel pour McGowan

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 1 octobre 2007 à 17:23
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Un diagnostic d’autisme et de retard intellectuel pour McGowan
Christopher McGowan, accusé de l’incendie de la Plaza Glenwood, souffre d’autisme et d’un retard intellectuel jugé de léger à modéré. C’est ce qui ressort du diagnostic émis par France Proulx, médecin-psychiatre, qui a été appelé à la barre des témoins par les avocats de la Défense.
Mme Proulx s’est entretenue avec l’accusé le 26 juin 2006, au centre de détention de Hull. Elle avait d’abord pris connaissance d’évaluations antérieures faites par d’autres médecins traitant qu’avait consultés McGowan, d’abord en juin 1998, puis en août 2000 et finalement en décembre 2002.

Mme Proulx s’est également basée, pour poser son diagnostic, sur une rencontre qu’elle a eu avec le père et la mère de l’accusé, la conjointe du père ainsi qu’avec un intervenant du Pavillon du Parc.

McGowan souffrirait donc d’un trouble envahissant du développement, un trouble qui couvre essentiellement l’autisme. Il souffrirait également d’un retard intellectuel, léger au niveau verbal, mais modéré en ce qui a trait à tout ce qui est non-verbal.

Selon ce témoin-expert, une particularité typique de l’autisme serait la difficulté à exprimer des émotions, et il serait très difficile pour le monde extérieur de décoder l’expression faciale du visage des gens qui en souffrent. Il s’agit en quelque sorte d’un «analphabète émotionnel», a-t-elle résumé, expliquant que les autismes ont de la difficulté à interagir socialement et qu’ils se créent généralement un monde solitaire.
Un témoin-expert en recherche de cause d’incendie
La qualité de témoin expert d’Alain Harvey, appelé à la barre des témoins par la Défense, a été remise en doute par le procureur de la Couronne. Le juge Marc David a toutefois qualifié le témoin d’expert, mais la Cour n’a pas eu le temps aujourd’hui d’entendre le témoignage de M. Harvey, qui se veut un expert en recherche de causes d’incendie.

Le premier témoignage de la journée a été celui de Gaétan Courchesne, un policier, qui a présenté au jury quelques clichés pris sur la scène de l’incendie au matin du 6 juillet 2005.

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