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Plus de 15 000 nouveaux arbres pour la forêt Boucher!

Karine Régimbald par Karine Régimbald
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Article mis en ligne le 4 octobre 2007 à 15:49
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Plus de 15 000 nouveaux arbres pour la forêt Boucher!
Plus de 15 000 nouveaux arbres pour la forêt Boucher!
La Fondation de la forêt Boucher a organisé samedi dernier, par le biais du fondateur et conseiller municipal Alain Riel, une plantation d’arbres sur le territoire de la forêt Boucher. Au total, 14 335 arbres ont été mis en terre sous un soleil radieux digne d’une parfaite journée d’automne. À ce chiffre, s’ajoutent les 1000 arbres qui ont été plantés au même endroit au mois de mai. Une belle façon de terminer la saison estivale pour la ville de Gatineau.
«C’est énorme. C’est une plantation historique pour la forêt Boucher. On peut certainement la qualifier comme étant exceptionnelle», souligne fièrement Alain Riel.

C’est grâce au financement de 10 000$ de la Caisse populaire St-Joseph pour l’achat des arbres et de l’aide d’une soixantaine de bénévoles issus des différents partenaires tels que les membres de la Commission jeunesse de Gatineau (CJG), le groupe Human-y-terre du Multi-Collège et l’organisme Enviro Éduc-Action, que des sorbiers, des pruniers, des boulots, des érables argentés et des épinettes se retrouvent maintenant entremêlés aux 700 acres contigus de cette forêt pratiquement mythique pour les Aylmerois.

En respect avec un des principes de l’organisme, Sébastien Lemay, le directeur général d’Enviro Éduc-action et sa vingtaine de bénévoles se sont armés de pelles et pioches pour donner un coup de main lors de cet événement.

Selon, M. Lemay cet espace naturel est un endroit unique. «La forêt Boucher possède une biodiversité particulière. Les types d’arbres qu’on y retrouve sont rares ainsi que les espèces d’oiseaux. D’ailleurs, de nombreux ornithologues viennent s’y promener».

À ce jour, Enviro Éduc-action a participé à une vingtaine de plantations d’arbres pour reverdir le territoire gatinois. «Ce genre d’initiatives contribue grandement à l’embellissement de notre ville et à augmenter sa qualité de l’air», affirme M. Lemay.

Tout comme M. Lemay, le conseiller municipal, Alain Riel considère la forêt Boucher, «le poumon de l’ouest», comme étant un site de haute importance en Outaouais. Il faut donc, selon lui, non seulement le conserver pour sa capacité de filtrer les gaz à effet de serre, mais plus précisément pour le développement durable de la région. «C’est un privilège que d’avoir la forêt Boucher dans mon quartier. C’est surtout une plus-value pour une ville de détenir un espace de la sorte», précise M. Riel.

En plus des 450 acres de terres à acquérir d’une dizaine d’intérêts privés par la Fondation de la forêt Boucher, de nombreux projets trottent dans la tête de M. Riel pour rendre la forêt plus accessible aux gens de la région. Des sentiers pédestres, des belvédères et même une érablière éducative, rien n’est trop beau à condition de respecter les vertus de ce territoire naturel.

«On veut consulter les organismes locaux, les associations de quartier pour connaître leurs idées », note M. Riel. «C’est un effort collectif pour la communauté. C’est un projet rassembleur pour la ville et les citoyens», ajoute-t-il.

La motivation du conseiller municipal semble se refléter chez les jeunes de la région. Ils participent en grand nombre à ce genre d’initiatives. Pour M. Riel, il est primordial de les conscientiser. «Je suis en feu et j’essaie de transmettre cette énergie aux jeunes. Je leur ai promis de sauver la forêt Boucher pour leur léguer un patrimoine naturel à eux et éventuellement à leur famille », explique-t-il.

Le maire Marc Bureau était aussi de la partie. Il a rappelé l’enveloppe budgétaire de 25 000$ accordée par la ville de Gatineau pour effectuer une étude de caractérisation de la forêt Boucher demandée par le Conseil municipal en mars dernier. Presque terminée, il ne reste qu’à élaborer un plan de gestion pour s’occuper des 40% de terres appartenant à la ville. Une somme de 35 000$ est prévue à cette fin.

Organisée dans le cadre du projet de reboisement urbain de 100 000 arbres d’ici 2009, cette activité familiale rapproche grandement la ville de Gatineau de son objectif avec plus de 80% d’arbres en plus sur son territoire.
Citation tirée du site de la Fondation de la forêt Boucher :
«La protection de la biodiversité est une question urgente à cause de l'extrême rapidité de la disparition des espaces naturels. Au Canada, nous perdons plus de 100 hectares d'espaces naturels chaque heure. Cela met à rude épreuve plus de 300 000 espèces de végétaux et d'animaux que l'on trouve au Canada. Chaque population de ces espèces dépend pour survivre d'une association de caractéristiques physiques et biologiques, son propre habitat spécialisé. Par exemple, le cerf de Virginie a besoin de grandes clairières pour se procurer sa nourriture, la buse à queue rouge a besoin d'un site de nidification au haut des arbres à l'abri des prédateurs alors que le dindon sauvage raffole des glands, des graines et des petits fruits. D'où la question qui revient souvent: Est-il préférable de protéger des espèces individuelles ou de protéger des écosystèmes et des habitats?»

Musée Redpath, 2007

Karine Régimbald

Enviro Éduc-Action

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