Avec six parties à son actif, Alex Brazeau a déjà cumulé 29 touchés… (Photo: Dominique Poirier)
Alex Brazeau: Un footballeur qui file à toute allure
Voilà donc que sa première année dans une équipe de football n'est pas encore terminée que déjà Alex Brazeau a toute l'attention tournée vers lui. Et pour cause: le porteur de ballon a cumulé pas moins de 29 touchés, en six parties seulement!
La vitesse est vraisemblablement ce qui déjoue ses adversaires. Pas étonnant donc que son père l'ait surnommé le «22 Express», et que ses coéquipiers l'aient suivi.
Le nouveau «running back» de l'équipe moustique des Vikings a choisi le football par l'entremise de son cousin. «C'est grâce à lui si je regardais le football à la télé», explique l'athlète. Un de ses collègues de classe de l'école du Plateau, où il étudiait alors, faisait aussi partie des Vikings.
C'est ainsi qu'Alex et son cousin, Samuel Legault, ont intégré l'équipe. Bien qu'il n'ait jamais pratiqué ce sport auparavant, Alex savait quel rôle il voulait avoir dans l'équipe: «Running back, s'exclame-t-il sans hésitation. J'aime ça courir, j'aime la vitesse.»
Mais les choses n'ont pas été faciles dès le début. «Les deux premières pratiques, j'aimais pas ça, je n'étais pas confiant», se rappelle Alex. Les choses ont débloqué après discussion avec l'entraîneur-chef de l'équipe, Barry Rodger, et après une troisième pratique où une petite partie a été jouée. «À la troisième pratique, j'ai adoré ça!», explique le jeune homme.
Adoré au point qu'il a mis de côté le soccer, un sport qu'il pratique depuis qu'il est tout jeune. Et dans ses priorités, qui mettent en avant-plan l'école, le football a dépassé le basketball, un autre sport qu'il pratique depuis quelques années.
Mais pas question d'abandonner le basket pour autant. Les mardis et jeudis sont réservés aux pratiques de foot, et les mercredis et les vendredis sont consacrés au basket, avec les Panthères de Mont-Bleu où il étudie. Un match de football occupe également un jour de fin de semaine, et l'horaire de ce jeune athlète qui mesure déjà 5p9 malgré ses 12 ans se chargera encore davantage lorsque les matchs de basket débuteront.
Un défi…
Au moment de notre rencontre, un défi de taille attendait Alex Brazeau. Le lendemain, son équipe affrontait les Bel-Air Lions d'Ottawa, une équipe qui peut compter sur une grosse défensive et un porteur de ballon qui risque de faire tourner les têtes. «C'est notre plus grosse partie de l'année demain», admet Alex.
Pour quelqu'un qui n'a connu que des victoires depuis son arrivée dans la Ligue, l'ombre d'une défaite n'est pas facile à supporter: «J'ai peur de voir ce que ça peut faire si on a une défaite», admet-il.
Malgré tout, il demeure confiant en ses capacités, et en ceux de ses coéquipiers, pour qui il n'a que de bons mots. Un bon quart-arrière, une bonne ligne offensive, de bons entraîneurs, la liste est longue quand on lui demande ce qui fait la force de l'équipe.
Et malgré la pression qu'il avoue ressentir, malgré le succès qu'il connait, Alex Brazeau a bien l'intention de poursuivre sa progression et de continuer à s'améliorer. Les placages sont pour l'instant l'aspect sur lequel il travaille. «Je suis plus habitué de contourner avec la vitesse», admet sans surprise l'athlète!