Vincent Vallières sera de passage à la Maison de la culture le 19 octobre. (Photo: Dominique Poirier)
La scène: un repère pas si tranquille pour Vincent Vallières
L'année 2007 en aura été une de spectacles pour Vincent Vallières, qui se plaît à visiter le Québec de long en large depuis janvier. Le chanteur qui gagne à être découvert sera d'ailleurs de retour à Gatineau le 19 octobre, bien que son dernier passage ne date d'à peine dix mois.
«J'essaie d'insérer de nouvelles chansons, ou on ne les joue pas dans le même ordre, explique l'auteur-compositeur-interprète au sujet de sa tournée. Il y a des histoires que je raconte que je n'ai pas racontées la dernière fois. Soir après soir, on essaie de se réinventer, et c'est très influencé par ce qu'on a vécu dans la journée. […] Mais en même temps, le show, on ne le fait pas nécessairement pour ceux qui reviennent, mais aussi pour du nouveau public.»
Depuis janvier, il alterne les spectacles solos avec ceux en groupe. Une façon de faire qui lui plait particulièrement: «J'aime le fait de pouvoir faire les deux. Quand j'arrive avec le groupe, je suis content de pouvoir faire du rock!»
Pour Vincent Vallières, la scène représente une continuité, celle de la fête amorcée au restaurant juste avant le spectacle, avec ses musiciens et comparses de toujours. «On est des chums qui s'en vont faire de la musique devant du monde!»
Des chums qui se suivent depuis longtemps. Parmi eux se trouve le fameux "Gasse", à jamais immortalisé dans «La toune à Gasse», bassiste du chanteur et ami depuis leur première année du secondaire!
Pas étonnant que les spectateurs aient l'impression de se retrouver dans une ambiance festive, détendue et amicale. Pas étonnant non plus qu'à l'écoute de l'un ou l'autre des quatre opus, tant de gens s'y retrouvent, gars ou filles confondus.
«J'essaie surtout de faire le plus vrai possible, le plus touchant possible quand j'écris, explique Vincent Vallières. Si ça n'entre pas dans la vie des gens, ce serait un échec. Mais que mes chansons accompagnent une partie de la vie, une année, un voyage, une rupture ou une rencontre, c'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire.»
Comparé à l'occasion aux Séguin, Rivard et autres sommités du monde de la musique québécoise, Vincent Vallières ne sent pas de pression pour autant. «C'est le temps qui décide de ce qui arrive d'un artiste et de ce qui va rester. Mes chansons, je leur souhaite la vie la plus longue possible. Mais une fois que je les ai lancées, ce n'est plus à moi de décider.»
Vincent Vallières se retrouve tout de même en nomination à cinq reprises pour le prochain gala de l'Adisq, dans des catégories importantes, dont celle d'interprète masculin de l'année, auteur ou compositeur de l'année et chanson populaire de l'année.
Son spectacle, qu'il présentera à la Maison de la culture pour la deuxième fois cette année, est également en nomination. Son album aussi. Et comme le prochain CD n'est pas prévu avant la fin 2008, vaut mieux profiter du passage de ce repère pas si tranquille dans la région!