Alexandre Picard, en 2005, dans l'uniforme des Phantoms.
Déçu, mais déterminé
Alexandre Picard aurait préféré commencer la saison avec les Flyers de Philadelphie, mais c'est plutôt avec les Phantoms, le club-école de l'équipe, qu'il évolue depuis quelques matchs. Une décision qui ne l'a pas surpris, mais qui a tout de même créé un choc.
«Avec les acquisitions qu'ils ont faites cet été, c'était toujours dans ma tête…», admet le principal intéressé lorsque joint par téléphone.
Le défenseur, originaire du secteur Hull, admet avoir tout de même avoir reçu la nouvelle difficilement: «C'était plus un choc parce que j'ai bien joué au camp d'entraînement et que je suis un des gars les plus en forme de l'équipe.»
C'est pourquoi celui qui a joué 68 parties l’an dernier, dont 62 avec les Flyers, ne s'est pas gêné pour poser des questions aux décideurs de l'équipe, question de savoir si le camp d'entraînement qu'il venait de vivre était la cause de son retranchement. À ce sujet, il a été rassuré.
En attendant de pouvoir revenir sur le banc du grand club, une démarche qu'il aimerait bien pouvoir faire le plus rapidement possible, Alexandre Picard entend jouer un grand rôle avec les Phantoms. «Ça va juste être bon pour mon développement», croit le hockeyeur.
Pour l'instant, deux objectifs le tiennent à cœur: «Être constant à chaque partie et aux pratiques et être rappelé le plus vite possible!»
Sans vouloir souhaiter de malheur à quiconque, Alexandre Picard est conscient qu’une blessure arrive vite, et que ses chances de remonter à nouveau les échelons de l’organisation sont à sa portée.
Un fier Gatinois
Bien qu’Alexandre Picard ait quitté la région à 16 ans, d’abord pour s’installer à Halifax, où il a évolué dans la Ligue junior majeur, puis ensuite à Philadelphie, l’Outaouais demeure toujours son chez-soi.
Il y revient d’ailleurs chaque été. Une visite qui a bien profité aux jeunes de la relève au printemps dernier, puisque le hockeyeur a profité de son passage dans la région pour donner un coup de main au sport-étude, ainsi que lors du camp d’entraînement de l’Intrépide, une équipe pour qui il a joué et où son bon ami, André Cayer, est désormais entraîneur-adjoint.
Un autre Gatinois fait également partie de ses nouveaux collègues de travail. Daniel Brière, qu’Alexandre ne connaissait pas personnellement, mais qu’il a appris à apprécier au cours des derniers mois. «C’est assez bizarre qu’il y ait deux gars de la même région dans la même organisation», admet le hockeyeur, expliquant toutefois que leur origine leur donne l’occasion de discuter de choses en commun, comme par exemple de leur passage chez l’Intrépide.