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Aidons la planète, réduisons nos déchets!

Karine Régimbald par Karine Régimbald
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Article mis en ligne le 15 octobre 2007 à 10:28
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Aidons la planète, réduisons nos déchets!
Du 14 au 21 octobre prochain se tiendra la Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD) afin de permettre à tous les citoyens du Québec de réfléchir sur la quantité phénoménale de déchets produits chaque année. De 1988 à 2002, la génération de déchets est passée de 1,02 tonnes à 1,51 tonnes, une hausse beaucoup plus marquée que le taux de croissance de la population.


D’après le site de l’organisation Rendez-vous citoyen Kyoto, la province est le deuxième générateur de déchets au monde après l’Arabie Saoudite. Elle compte jusqu’à une soixantaine de sites d’enfouissement qui génèrent, par la décomposition des résidus, 5,8% des gaz à effet de serre du territoire québécois.

C’est, en fait, plus de 11 millions de tonnes de déchets pour l’ensemble de la population de la province, ce qui représente donc près d’une tonne et demie de matières résiduelles par personne ou si vous préférez 20 tonnes de résidus jetés toutes les minutes.

En Amérique, environ un camion sur six transporterait des matières résiduelles en direction des lieux d’enfouissement qui se situent parfois à des centaines de kilomètres du point de chargement. Imaginez quelques secondes ce que cela représente à l’échelle nationale et pire encore à l’échelle internationale.

Une progression certaine

Certes, une nette amélioration a été observée au cours des dernières années. Depuis l’adoption de la première politique québécoise sur la gestion des déchets en 1989, une progression notoire s’est effectuée. C’est là la preuve que la population est de plus en plus conscientiser par rapport à l’importance de protéger l’environnement.

Selon Recyc-Québec, en 2004, près de 4 934 000 tonnes de déchets ont été récupérés, ce qui constitue une amélioration de 3% en comparaison avec l’année 2002. C’est encourageant, mais il ne faut pas baisser les bras.

L’objectif visé de 65% de déchets récupérés d’ici 2008 de la Politique québécoise de gestion de matières résiduelles 1998-2008 est loin d’être atteint! En 2004, 49% des matières résiduelles ont été récupérées. Par conséquent, il reste des efforts à fournir pour diminuer nos rejets domestiques, industriels et commerciaux.

Environ 85% du contenu total du sac domestique peut être recyclé ; 40% sous forme de compost et le reste, avec la collecte sélective organisée par la ville.

Malheureusement, certains objets posent problèmes puisqu’ils requièrent des technologies particulières pour les recycler. Cela complique donc un peu les choses. Les appareils électroniques en sont un bon exemple ou encore les fameux sacs de plastique et le styromousse. D’un côté, il faudrait un nombre astronomique de sacs de plastique pour obtenir du plastique en quantité suffisante et de l’autre, la technologie nécessaire à la récupération du styromousse est absente du territoire québécois. De plus, la légèreté du matériau nécessiterait un coût élevé de transport afin d’acheminer des quantités suffisantes au poste de triage.

Récupérer et recycler signifie que les sites d’enfouissements déjà saturés se remplissent moins rapidement. Ainsi, les villes ne sont pas obligées de contaminer d’autres espaces en se trouvant de nouveaux lieux pour évacuer leurs matières résiduelles.

Récupérer et recycler signifie moins d’exploitation des ressources naturelles et, par conséquent, moins de pollution liée à leur transformation. Longtemps prises pour acquis par les industries et les particuliers, ces ressources épuisables sont essentielles à la préservation de la terre et du climat. Leur surexploitation nous conduit directement à la situation critique actuelle : les gaz à effet de serre, les changements climatiques, la pollution des espaces naturels, la disparition de milliers d’espèces animales, etc.

Une réflexion individuelle et collective s’impose donc pour réduire le nombre de matières résiduelles constamment à la hausse et qui risquent d’avoir de sérieuses répercussions pour l’avenir, un avenir beaucoup plus rapprocher que l’on ne le croit. Le citoyen doit connaître les enjeux. Il doit se tenir informer de la situation environnementale pour s’initier aux différentes façons possibles de contribuer directement dans sa communauté. Des petits gestes d’une grande simplicité, mais qui font une différence pour l’environnement.

Que fait-on avec nos produits à Gatineau?

Selon le site de la ville de Gatineau, annuellement, les activités économiques en lien avec la collecte sélective de matières recyclables sont estimées à plus de 150 millions $.

Plastique :

- Environ 35 contenants de deux litres de boisson gazeuse servent à produire une paire d'espadrilles

- Les bacs de recyclage sont fabriqués à 50 % de matières recyclées

Métal :

-Refondus, les métaux récupérés peuvent être transformés en meubles de jardin

-La carrosserie de votre automobile est composée en tout ou en partie de métaux recyclés

Verre :

- Le verre est recyclé à l'infini alors que nous le retrouvons entre autres comme isolant dans nos maisons (laine de verre)

Papier et carton :

-Le papier journal récupéré se transforme en boîtes de carton, contenants à œufs, matériaux de construction et annuaires téléphoniques

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