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Alain Riel, le dauphin mangeur de politique

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 17 octobre 2007 à 6:00
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Alain Riel nous parle de sa thèse de maîtrise...
Alain Riel, le dauphin mangeur de politique
Le plus jeune élu de la ville de Gatineau nous a donné rendez-vous au bureau des conseillers, à la Maison du citoyen. Alain Riel était en «mode congé» en ce vendredi automnal, donc frais et dispos pour se raconter.
Son enfance
«Je suis né le 2 décembre 1969 à Ottawa, et j'ai grandi à Gatineau, en haut de la côte Main. J'ai eu une belle enfance, ma famille était unie. Je suis un hyperactif de naissance!, lance Alain Riel en souriant, mes parents ont refusé le Ritalin et ont payé le prix! J'étais toujours en feu et je m'excuse publiquement auprès de mes enseignants… qui en ont eu pour leur argent!» Le conseiller du district de Deschênes a fait son secondaire à Nicolas-Gatineau et à Cornwall, son DEC au Cégep de l'Outaouais et son Bac en histoire ainsi que sa maîtrise en géomorphologie à l'Université d'Ottawa.
Sa personnalité
«Mon impatience est un gros défaut, avoue-t-il. Si tu viens de me dire non, tu viens de me dire oui, faut que ça bouge vite. Je vis ma vie à 200 km/h. Je livre la marchandise, je suis très 'latin', très émotif, je ne regarde pas en arrière parce qu'on ne sait pas combien de temps on va être ici! Et, ça va faire plaisir à ma blonde, je suis traîneux comme ça se peut pas…»
Son «habitat naturel»
«C'est mon oasis. Ma maison est sur un terrain boisé, il y a beaucoup de plantes et de fleurs, c'est un vieux chalet en bois près de la rivière qui a presque 100 ans, que j'ai rénové en 10 ans avec ma blonde (la comédienne de théâtre Geneviève Couture). C'est très petit, très rustique, moi et ma blonde on aime les antiquités.»
Ses ambitions
Alain Riel n'a d'ambitions que de continuer son boulot de conseiller municipal. «C'est le plus beau métier du monde quand c'est fait pour toi. C'est nouveau pour moi, j'en mange!» Il a refusé un excellent poste au gouvernement pour suivre sa route. «J'avais participé à un concours pancanadien et je l'ai gagné. J'étais fier! J'aurais pu voyager partout dans le monde, mais mon instinct me disait d'aller en politique.»
Sa journée de congé typique
«C'est très familial, lance d'emblée le conseiller. On aime beaucoup se promener en voiture avec les enfants, aller à la ferme expérimentale, on fait des jeux dehors. Chez nous, on est bien avec la piscine, les balançoires, la maisonnette pour les filles (4 ans et 18 mois). Je m'occupe aussi de ma propriété, je fais le vide, je travaille de mes mains, je rénove.»
Ce qui le fait rire
Les bloopers, de l'inattendu, je trouve ça très drôle. Je suis un bon public, mais quand je vais voir un humoriste, je ne ris pas trop fort, je fais juste sourire tout le long pour tout comprendre ce qu'il dit!»

Pourquoi la politique?: «Pour avoir son mot à dire et écouter tes citoyens. Son dossier devient le tien, car c'est dans ton environnement physique immédiat. Et quand tu règles un dossier, c'est ça ta paye!, croit Alain Riel. C'est connu: la rémunération des élus, ce n'est pas à se garocher sur les murs, mais ce n'est pas important. Être un élu, c'est un privilège. Plus t'en fais plus t'en veux! Je pourrais en faire pendant encore 100 ans!»

Que feriez-vous pour changer le monde: Le père d'Alain Riel lui avait dit que ses priorités changeraient quand il aurait des enfants… «Je suis très sensible aux enfants. Quand je vois la Banque d'alimentation d'Aylmer s'occuper des enfants sur l'heure du midi, j'ai de la misère avec ça. Des enfants qui ont faim, qui gèlent l'hiver, qui n'ont pas de mitaines, qui sont dans des milieux malsains… ça marque pour la vie.»

Votre passe-temps, votre passion?: «Travailler de petits projets avec le bois, l'horticulture de plus en plus. Et ma passion est la politique, car elle occupe tout mon temps en ce moment.»

Votre idole ou modèle?: «Tous les grands personnages de l'histoire qui ont eu un lien avec la politique, ça m'a toujours fasciné, qu'ils aient fait des choses positives ou négatives. Des hommes comme Churchill, John F. Kennedy, De Gaulle, ont donné leur vie pour une cause.»

Votre philosophie de vie?: «C'est fast track, vivre à 100 m/h! T'embarques ou t'embarques pas. Ne pas avoir de regrets et dans tout ça, être loyal. Je te donne ma parole et je te laisserai jamais tomber.»

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