Norm MacMillan dit être un homme près des gens. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
«Je suis chanceux d'avoir réussi ce que je voulais faire» - Norm MacMillan
Norman MacMillan nous a donné rendez-vous à son bureau de comté, dans le secteur Buckingham. Fidèle à ses habitudes, cela n'a pas pris deux minutes que le député de Papineau a lancé: «Appelle-moi Norm!».
Son enfance
L'enfance de Norm MacMillan a été centrée sur le sport. «C'est le sport de A à Z. Dès mon jeune âge, mon père mettait ses patins et entraînait une équipe junior, dans les années 50. J'ai passé ma jeunesse dans le sport… surtout le hockey», raconte celui qui est député de Papineau depuis 1989.
Sa personnalité
Norm MacMillan se dit un homme direct et franc. «J'aime aussi beaucoup le métier que je fais, parce que j'aime être avec les gens. Je crois aussi que je suis une personne généreuse», souligne celui qui se dit aussi leader.
«Comme défaut, je crois que je suis prompt, je suis devenu sage en vieillissant et surtout, je sacre un peu trop…mais je veux me corriger!», lance le député.
Ses ambitions
Norm MacMillan n'a pas l'ambition de devenir premier ministre du Québec ni de faire autre chose que ce qu'il fait en ce moment. «Je vais avoir soixante ans, je veux terminer ma vie politique comme je l'ai commencée, en aidant les gens de mon comté», avoue-t-il.
Il se dit content de s'être rendu là où il voulait. «Je suis où j'ai voulu être. Mon but, c'était d'être en politique. Je ne veux pas être premier ministre, je n'ai pas le gabarit et l'expérience pour cela, je suis bien où je suis. Jamais je n'aurais pensé être où je suis, comme whip. Je me sens choyé», raconte Norm MacMillan.
L'homme n'a par ailleurs pas l'intention de prendre sa retraite bientôt. «La santé je l'ai, je ne suis pas rendu là. Peut-être dans quatre ou cinq ans je vais commencer à me poser la question, mais je n'ai pas l'intention de penser à cela tout de suite», soutient-il.
Sa journée de congé typique
Une journée de congé pour Norm MacMillan, c'est l'occasion de travailler aux alentours de sa maison près du lac Demi-Lune. «Mes parents avaient leur chalet là. Depuis six ans, je reste là, j'ai une maison en bois-rond. Quand je suis en congé, je travaille dehors, avec le chien. Je coupe l'herbe, je fais des travaux… je me repose aussi et je joue un peu au golf», lance le député.
Ce qui le fait rire
Norm MacMillan dit être un homme jovial, qui aime ça être de bonne humeur et positif. «J'aime avoir du plaisir. En politique si tu n'en as pas… il y a un maudit problème! J'aime les gens de bonne humeur. Si les gens sont heureux, moi je suis heureux», explique simplement le député.
Pourquoi la politique?: «Mon père a été conseiller municipal dans les années 50 et quand il a eu sa première victoire, j'étais très impressionné. (…) À quatorze ans, j'ai dit à un ami qu'un jour, j'allais être député à Québec. J'ai été conseiller municipal de 1983 à 1989, ensuite j'ai été élu député de Papineau. Ça fait 18 ans et demi. Je suis chanceux d'avoir réussi ce que je voulais faire. C'est un rêve de jeunesse réalisé», affirme-t-il.
Que feriez-vous pour changer le monde: Éternel positif, Norm MacMillan croit que les gens sont trop négatifs. «Je voudrait changer cette négativité. Si je pouvais mettre une goutte de positif dans tout, on passerait moins de temps à critiquer… la vie est tellement belle! La politique, c'est le fun. Il ne faut pas toujours être négatif. Au lieu de critiquer, il faut se mettre ensemble pour améliorer la qualité de vie», croit le député de Papineau.
Votre idole ou modèle?: Le député de Papineau avoue ne pas vraiment avoir d'idole ou de modèle. «Il y a bien sûr eu des personnes avec qui j'ai travaillé longtemps. J'ai côtoyé Robert Bourrassa, Daniel Johnson et Jean Charest, mais je ne dirais pas que ce sont mes idoles. J'ai aussi bien apprécié Gérard D. Lévesque. J'aime travailler en équipe», souligne M. McMillan. Il avoue par ailleurs que son père a agit à titre de mentor pour lui. «Mon père m'a toujours dit d'être loyal avec les gens avec qui je travaille», raconte-t-il.
Votre passe-temps, votre passion?: Par manque de temps, Norm MacMillan ne peut pas passer autant de temps qu'il veut à sa passion. «J'adore la lecture. Évidemment, j'en fais beaucoup pour le travail... mais j'ai peu de temps pour me contenter. Quand j'ai deux semaines de vacances, je peux lire sept ou huit livres. J'adore aussi la musique», conclut-il.
Votre philosophie de vie?: Norm MacMillan croit qu'il faut y aller au jour le jour. «Moi, c'est 24 heures à la fois, avec une certaine vision à long terme sur des choses qui durent plus longtemps», lance-t-il. Il avoue par ailleurs que s'il ne prenait pas ça une journée à la fois, il aurait une pile immense de dossiers à la maison!