Serge Grenon profitera de sa dernière année dans l'uniforme du Phénix pour se faire voir des recruteurs collégiaux. (Photo: Dominique Poirier)
Une porte ouverte vers les plus hauts niveaux…
Serge Grenon se démarque et espère poursuivre sa progression
Chaque année, le Phénix de Nicolas-Gatineau forme des joueurs de basketball de haut niveau. Cette année ne fait pas exception, et Serge Grenon fait partie de ceux et celles qui rêvent de poursuivre leur carrière athlétique, bien après que le secondaire ne tire à sa fin.
C'est quelque peu par défaut que l'athlète de secondaire 5 s'est intéressé au basketball il y a de cela six ans. «Je voulais jouer au hockey, mais mes parents trouvaient ça trop violent et trop dispendieux, explique Serge. Je me suis tourné vers le basket et j'ai adoré ça!»
À le voir enfiler les trois points et les bons coups sur le terrain, ses coéquipiers, et les spectateurs sont certes contents que le basket ait eu emprise sur le hockey! D'autant plus qu'à ses débuts, Serge Grenon n'était pas prédestiné au basket, avec son petit 5p2. En secondaire 2, il avait pourtant atteint 5p10, avant de dépasser le cap des six pieds en secondaire 3.
Malgré ses 6 pieds 2, Serge est conscient qu'il faut plus que des pouces pour joueur au basket: «La grandeur ne fait pas le joueur», laisse-t-il entendre. Pour exceller au plus haut niveau, le jeune homme n'a pas hésité à s'inscrire, bien qu'il habite Cantley, à la Polyvalente Nicolas-Gatineau, là où on offre non seulement le programme sport-étude, mais également une formation dans le AAA.
Il a ainsi pu développer une bonne maîtrise du drible, la capacité de jouer à toutes les positions et une rapidité sur le terrain. Des atouts qui lui permettent de rêver loin.
Évoluer dans la ligue collégiale AAA est pour l'instant son objectif: «Je vais choisir mes études en fonction de où je vais jouer. Tout tourne autour de ça», admet l'athlète.
Serge Grenon devra ainsi quitter la région, et se tourner vers Montréal ou Québec pour poursuivre sa progression et rêver de pouvoir accéder un jour aux ligues universitaires américaines.
L'athlète-étudiant garde toutefois les deux pieds sur terre, et connaît l'importance des études. Encore indécis sur son choix de carrière, il fera un choix judicieux l'an prochain, en se dirigeant vers les sciences pures: «Parce que ça ouvre toutes les portes», reconnaît-il.
Mais encore faudra-t-il qu'il fasse ses preuves cette année, au moment où des recruteurs sont susceptibles d'être dans les gradins. Le gaucher en lui espère notamment améliorer sa main droite, question de pouvoir déjouer les adversaires de tous bords, tous côtés!