Deux moments forts au Théâtre des Quatre Sœurs
Le samedi 21 septembre au Théâtre des Quatre Soeurs, ce fut la fête !
D’abord, chacun se réjouissait à l’avance d’entendre Oliver Jones, cet immense artiste qui est non seulement une inspiration pour tous les musiciens mais aussi pour tous les membres de la communauté noire de Montréal, sa ville natale. Pianiste de renommée internationale, il est resté un homme simple, chaleureux et accessible qui a gravi les échelons de la gloire sans se laisser prendre au jeu du vedettariat. Oliver Jones a interprété des pièces connues et aimées de tous, épicées différemment — c’est le propre du jazz d’aller hors des sentiers battus — et donné un spectacle généreux empreint de touches d’humour et de jeux auxquels participaient ses deux excellents musiciens, Éric Lagacé, contrebasse (pour les connaisseurs, une Lamario semi-acoustique) et Jim Doxas, batterie. Ces trois-là se connaissent bien et ont pris beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Plaisir que nous avons ressenti jusqu’au bout des orteils qui dansaient dans nos souliers !
Mais avant le grand maître, nous avons eu droit à une surprise, celle d’entendre en première partie le pianiste et compositeur de jazz de Fassett, Didier Chasteau. C’était une première pour Didier mais il a fait une belle rencontre avec le public du Théâtre des Quatre Soeurs
Vous présenter l’artiste, c’est plutôt simple. Imaginez-vous un enfant de 10 ans qui se met à jouer du piano et qui n’arrête plus, qui parcourt les villes de France et qui apprend son métier en côtoyant les musiciens de jazz les plus connus dans des festivals comme Juan-les-Pins, Avignon et Nice, qui traverse l’Atlantique pour jouer au Festival de Jazz de Montréal, qui se promène au Québec et qui s’arrête ici dans la Petite-Nation. Et puis, Oliver Jones est à Saint-André-Avellin et il lui ouvre gentiment la porte du théâtre. Didier a joué des standards de jazz et ses compositions puis il a quitté heureux, dans la lumière, sous les applaudissements d’un public conquis.
Et nous les avons revus ensembles après le spectacle, se donnant la main, posant pour les photographes et puis Oliver Jones s'est assis entre ses musiciens pour autographier les disques de ses fans qui attendaient dans une longue file, le sourire aux lèvres et des orteils qui dansent dans leur tête!
Marie-Josée Bourgeois
Directrice du Fassett Jazz Club