Un premier album gospel-progressif pour le Gatinois René Corbeil
Il reçoit deux nominations aux GMA Covenant Awards
Après une vingtaine d'années à jouer à droite et à gauche, le Gatinois René Corbeil vient de marier ses deux passions musicales: le gospel, qu'il pratique depuis dix ans dans les églises, et le progressif, qu'il écoute depuis son adolescence. Et ça rapporte, car son premier album Promesse, sorti il y a quelques temps, pourrait remporter deux prix aux GMA Convenant Awards, à Calgary.
René est nomination dans les catégories auteur-compositeur-interprète et chanson de l'année avec Ta Parole. La remise de prix se déroulera vendredi prochain à Calgary.
Le gospel est probablement le style musical le plus inconnu au Québec. «Gospel» veut dire en anglais «parole évangélique». Dans la définition large du terme, on ne précise pas que ces paroles d'espoir doivent se marier avec une musique en particulier et viser une seule église…
Par exemple, les dix titres de Promesse sont universels, traitent de simplicité et… sont rockés!
L'auteur-compositeur-interprète de 45 ans a réuni un clavier (qu'il pianote), une guitare (Ken Mahoney), parfois très lourde, une basse et une batterie (Vincent Blanchette), pour présenter ses textes d'originale façon. De sorte que, lorsqu'on écoute la galette sans arrière-pensée ou préjugés, on entend une osmose parfaite entre le pop-rock et le progressif. Comme si un band rock avait décidé de chanter des louanges! Non, vraiment, la musique de René Corbeil n'a de religieuse que les paroles! Certes, il y a bien quelques balades plus «sirupeuses», mais le musicien essaie de ne pas se coller dans la mélasse…
Un drôle de parcours
«La musique progressive, c'est moi!», lance René, un fan de Genesis et Rush. La 9e plage,
Me Voici, emprunte d'ailleurs quelques arrangements de la chanson
Afterglow, de Genesis. «Les tounes à trois et cinq accords, ç'a sa place, mais moi j'aime être un peu compliqué, complexe.» Voilà pourquoi la durée moyenne des titres frôle les 4:30 et que la pochette de l'album respire le rock.
«Mon père avait des disques gospel traditionnels. J'ai été frappé par les arrangements musicaux et vocaux. Je retrouvais les arrangements de mes groupes préférés!» C'est à 25 ans que l'autodidacte René Corbeil se procure son premier clavier, un Korg, que l'on peut entendre sur
Ta Parole.
René a bourlingué, de formations en duos, mais rien ne tenait la route plus que deux ou trois ans. Un jour, il est devenu organiste dans une église pour interpréter du gospel. «C'est là que j'ai débuté à chanter, que j'ai appris à être spontané. Avant, je jouais avec des marqueurs! Je me suis donc débrouillé pendant dix ans, mais… je sentais qu'il fallait que ça aille plus loin.»
René s'est mis à l'écriture et a couché ses neuf premières créations à vie. Seule la dernière chanson,
Tu es la source, est une reprise. Toutes les paroles sont inspirées du parcours plutôt spécial du Gatinois. «Je n'ai jamais été un ange, mais j'ai réussi à me sortir de mes problèmes grâce à Lui. Si ce n'était de Lui, je n'aurais pas osé faire certaines choses, faire l'album. Il m'a donné une vision, le courage d'aller de l'avant.»
René Corbeil espère pouvoir se produire en spectacle bientôt. D'ici là, son site
www.renecorbeil.com est accessible. Des infos sur l'artiste et tous les détails pour se procurer son album s'y trouvent.
Albert Moore
Commentaire mis en ligne le 26 octobre 2007J'ai beaucoup aimer le calme et la confiance de René lorsqu'il répondait aux questions. Après avoir entendu quelques extraits de son album (cd), je crois que ça vaut la peine de l'acheter.