Une travailleuse acharnée nommée Denise Laferrière
Nous avons rencontré la conseillère du district de Hull à la salle Jean-Despréz, une salle de spectacle parmi tant d'autres qui lui rappelle que l'art a toujours fait partie de son existence.
Son enfance
«J'ai eu une enfance très heureuse! On travaillait fort sur notre ferme dans Lanaudière, à Saint-Jacques de Montcalm. Tout le monde était pauvre et travaillait. Et j'ai appris très jeune que le service à la communauté est très important. Je faisais du porte-à-porte pour les maladies du cœur, j'ai appris à me dégêner!», lance celle qui est née le 25 octobre 1950.
Denise Laferrière a de son propre aveu vécu sa vie d'étudiante au maximum. Elle a fini des cours en lettres anglaises et en expression dramatique au Cégep de Joliette et à l'Université McGill. Elle a chanté, joué, tourné (entre autres avec Michel Poulette) et a toujours été ouverte sur le multiculturalisme.
Sa personnalité
Outre sa dévotion entière pour son boulot de conseillère, Denise Laferrière aime que les choses soient claires. «Je suis honnête dans tous les sens du terme, une fille qui aime comprendre l'autre, je ne me sens pas menacée avec les autres. Mais j'ai l'habitude de défendre mon point de vue. Mon père nous donnait droit de parole à tour de rôle à la table…» La conseillère avoue enfin que le ménage n'est pas seulement une corvée, mais un caillou dans sa chaussure…
Son «habitat naturel»
«Ce n'est pas tellement important pour moi; je ne suis pas à l'ordre et mon mari est comme ça aussi! Je demeure sur la rue Hadley, un très beau secteur proche de tout et du centre-ville, j'ai tous les avantages sans les inconvénients. Pour moi, la maison est un lieu où tu es à l'aise, où tu n'as pas besoin de faire semblant disons, où tu es à l'abri.»
Ses ambitions
«Les seules ambitions que j'ai est de mettre mes habiletés acquises au fil des ans et mon expérience au service des gens», lance simplement Denise Laferrière.
Sa journée de congé typique
«J'aime mieux être dehors en congé que d'être dans la maison à faire le ménage! Ces temps-ci, je vais ramasser des feuilles, mais je fais aussi du vélo. Le soir, je réponds à mes courriels et pour me gâter, j'adore aller au cinéma.»
Ce qui la fait rire
«Je suis un bon public, mais une fille assez sérieuse, je ne ris pas tant que ça, avoue-t-elle. Mais les bébés, ça me fait rire, les niaiseries qu'on fait pour eux, c'est incroyable! Juste voir un bébé me fait rire…»
Pourquoi la politique?: «Je me sens privilégiée et très humaine de comprendre les besoins des autres. Le centre-ville est particulier de ce côté, car les besoins sont divergents avec tous les lobbies. On doit donc harmoniser tout ça…»
Que feriez-vous pour changer le monde: «Le plus important serait de donner une voix et valoriser ceux qui n'ont pas d'influence. De sorte qu'ils peuvent influencer le cours des choses pour mener la ville ou autre chose…»
Votre passe-temps, votre passion?: «J'aime beaucoup les animaux. J'ai d'ailleurs une chienne, un épagneul breton, qui est pour moi une source d'antistress et qui me permet d'apprécier la nature. Ensuite, ma passion est mon travail, mais avant cela, c'est ma famille. J'ai trois enfants, ils sont ce dont je suis la plus fière. Ils ont une tête bien faite comme on dit!»
Votre idole ou modèle?: «Petula Clark. Quand j'avais 16 ans, j'avais économisé pour aller la voir à la Place des Arts. Tout le monde des arts en général m'a beaucoup attirée; la chanson, la musique, le théâtre… Et même les arts visuels que j'ai appris à apprécier. Les arts sont l'évolution de la pensée humaine, ils transcendent la vie!»
Votre philosophie de vie?: «De prendre les bons moments quand ils passent, se concentrer sur le moment présent. D'avoir de bons souvenirs dans ta besace même si tu vis des moments difficiles, te dire que tu vas vivre d'autres moments heureux!»