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Sophie Faucher nous explique sa relation plus qu'amicale avec les livres et les bibliothèques.
À vos bibliothèques tout le monde!
La comédienne Sophie Faucher invite tous les passionnés de lecture et les néophytes de la couverture à participer, jusqu'à samedi, à la Semaine des bibliothèques publiques.
Les mots font évidemment partie de la vie de Sophie Faucher depuis son enfance. Si elle est entrée en collision avec eux grâce au Conservatoire, ce n'est pas le cas de tout le monde. Les bibliothèques existent pour ouvrir cette porte à ceux et celles qui osent tourner la clé pour se rendre dans un monde parallèle; celui de l'imagination, de la création, de l'éducation.
«Les livres, c'est important, c'est comme de l'oxygène. Une belle phrase que tu lis peut te mettre de bonne humeur, les mots créent des liens. Quand tu as lu un bon livre, tu as envie d'en parler, de le faire circuler, ça redonne le sourire, ça réconforte…», lance-t-elle.
Si la comédienne a décidé d'être porte-parole, c'est avant tout pour faire connaître le travail extraordinaire des bibliothécaires et du Réseau Biblio, qui permet aux lecteurs du Québec d'emprunter un livre dans une ville et de le remettre dans une autre, sans frais.
«Les bibliothèques, on prend ça un peu pour acquis, mais ces gens qui y travaillent se démènent avec peu de moyens, ils ont toute mon admiration. Ils organisent des activités tout au long de l'année!» Sophie Faucher a pu se rendre compte lors de son passage en Outaouais que la région recelait d'opportunités pour les jeunes et leurs parents. Elle a particulièrement apprécié son passage à Chelsea, où des contes sont livrés candidement aux enfants. «Les enfants aiment se faire raconter des histoires», tranche la comédienne, avant d'ajouter qu'il n'en tient qu'aux parents de faire découvrir l'univers flamboyant des livres à leur progéniture.
«Qu'ils n'hésitent pas à leur montrer des livres, à leur faire prendre contact avec le papier. C'est un voyage à peu de frais, tous y ont accès, il n'y a pas de ségrégation.»
Sophie Faucher estime aussi que dans notre époque, s'affaler avec un bon livre permet de couper le cordon avec la nervosité ambiante et le bruit constant. Et en 2007, la bibliothécaire ne viendra même pas nous dire «Chut!» si on parle un peu… Car elle est trop occupée à aider quelqu'un à faire une recherche sur l'ordinateur ou à conseiller un couple sur un DVD à emprunter! Oui, les biblios publiques sont à la page…
Pour des infos sur les activités près de chez vous en cette Semaine des bibliothèques publiques:
www.bpq.org