Steven Delisle
Steven Delisle doit beaucoup à Benoît Groulx
Le jeune défenseur des Olympiques de Gatineau, Steven Delisle, ne cache pas qu'il doit beaucoup à son entraîneur, Benoît Groulx, pour le succès qu'il connaît depuis le début de la saison.
Delisle, 17 ans, en est à sa deuxième saison avec les Olympiques. En date de jeudi, il était le troisième meilleur marqueur chez les défenseurs des Olympiques et le neuvième meilleur chez les défenseurs de la LHJMQ.
Le choix de 2e ronde des Olympiques en 2006 avoue qu'il n'en serait pas là si Benoît Groulx n'avait pas accepté de le garder avec les Olympiques l'an dernier alors qu'il n'avait que 16 ans. «Le fait que je sois resté avec l'équipe l'an dernier m'a vraiment aidé, indique Delisle. Benoît m'avait dit que je jouerais environ 35 parties, mais avec les blessures, j'ai joué plus de la moitié des matchs.» C'est en fait dans 56 matchs que le jeune défenseur a été utilisé, obtenant 12 points.
Steven Delisle souligne qu'avoir été un attaquant, il aurait peut-être été retourné dans le midget où il aurait pu produire beaucoup en jouant plus souvent. Mais comme défenseur, la décision de rester lui a permis de s'habituer au jeu plus rapide de la LHJMQ plus facilement. «Si je m'étais retrouvé dans le midget AAA l'an dernier, je ne serais pas invité au Défi ADT cette année. J'en serais encore à ma saison recrue.»
«Benoît a beaucoup de mérite, il m'a fait réaliser plusieurs choses, ajoute le jeune défenseur. Il y en a qui disent qu'il est dur, mais c'est une bonne chose. J'ai pas changé juste comme joueur, mais en tant que personne aussi.»
Delisle indique qu'en plus des entraîneurs, la présence de Claude Giroux l'a beaucoup aidé. «C'est un bon gars et il aide beaucoup. Quand il vient te voir entre deux périodes et il te dit que tu fais un bon travail, ça enlève de la pression.»
Être plus constant
Si la saison a bien commencé pour Delisle, il ne veut pas se mettre de pression. Même le fait qu'il en soit à son année de repêchage ne le stresse pas trop. «Ma présence au défi ADT peut mousser un peu ma candidature, avoue-t-il. Mais il ne faut pas que je pense à ça. Je joue au hockey parce que j'aime ça.»
Pour le reste, il entend se concentrer sur les éléments dont il a le contrôle, c'est-à-dire son jeu sur la glace. «Il faut que je garde mon jeu simple. Des fois, j'essaye de trop en faire. Il ne faut pas que je me complique la vie.» Le jeune athlète indique aussi qu'il doit s'assurer de garder toujours le même niveau de jeu. «Il faut aussi que je travaille fort à chaque jour, être plus constant.»
Il ne veut pas se mettre d'objectif en terme de points pour cette saison, préférant s'assurer de bien jouer dans les deux sens de la patinoire. «Je veux finir dans le positif pour les plus et moins. Je souhaite montrer l'exemple sur la glace.»